Camillia Buenestado Pilon et Raphaël Boivin-Fournier préparent une web série qui fera découvrir des figures moins connues de l'histoire.

Souches aux pois: intéresser les jeunes à la généalogie [VIDÉO]

Au Centre d’archives du Monastère des Augustines, Camilia Buenestado Pilon et Raphaël Boivin-Fournier, les instigateurs du projet Souches aux pois, font de la recherche pour leur toute dernière capsule vidéo sur la descendance de figures historiques méconnues. «Ma plus belle découverte, c’est celle qu’on a faite aujourd’hui», se réjouit la passionnée de généalogie.

«On est arrivé au Centre d’archives avec l’intention de trouver un acte de naissance relatif à un enfant abandonné, mais on a trouvé tellement plus. En fait, on a trouvé sa femme», explique Camilia Buenestado Pilon. Cette trouvaille alimentera leur tout dernier épisode sur le thème de l’adoption.

Le duo veut éveiller l’intérêt des jeunes générations pour la généalogie à travers une série de 12 épisodes divisés en deux saisons. «On voulait essayer de mettre la généalogie en valeur à travers une forme de communication qui parlerait peut-être plus à un jeune public. Donc, on a eu l’idée de faire des capsules vidéo», raconte Raphaël Boivin-Fournier. Ils ont ensuite appliqué pour une bourse Première Ovation en diffusion du patrimoine, qu’ils ont obtenue, et qui leur a donné les moyens de mettre leur projet en place.

Leur but est de faire découvrir les personnages moins connus de l’histoire à travers leur postérité généalogique. «On a choisi les personnes en fonction des anecdotes qui nous ont été apportées», explique la co-instigatrice du projet. «[C’est] des gens qui font plus partie de la microhistoire, plutôt que de la grande histoire. Ce n’est pas que Samuel de Champlain ne nous intéressait pas, c’est qu’on voulait documenter des faits qui sont parfois peu documentés.»

Ils s’efforcent d’ailleurs de documenter des femmes. «Comme Éléanore de Grandmaison qui a été une seigneuresse de l’Île d’Orléans», raconte Camilia Buenestado Pilon. Le duo s’est donné une règle de parité homme femme pour tenter de pallier la sous-documentation des femmes à travers l’histoire. «Souvent, on a peu d’archives sur elles», ajoute la passionnée de généalogie.

Avec un montage dynamique, de l’humour et un style de réalisation inspiré des réseaux sociaux, le duo espère transmettre sa passion de la généalogie aux jeunes générations. Les épisodes seront diffusés depuis la page Facebook de Souches aux pois et partagés par les partenaires du projet dès le lancement prévu mardi soir à la Korrigane. 

«Je pense que ça va être assez intéressant de voir que certains monuments, certaines choses dont on parle sont encore présentes», espère la co-instigatrice du projet. « Les gens peuvent faire des liens directs entre leur généalogie et des monuments du passé.»

Souche

Le nom du projet est un «mélange un peu cocasse de Pea soup, le film de Falardeau, et aussi de souche», explique Camilia Buenestado Pilon. «On parle souvent de souche. C’est un terme qui est un peu galvaudé.»

«C’est une façon de se moquer du terme québécois de souche», ajoute son complice. «Pour se réapproprier le terme souche pour ce que ce devrait être, qui est vraiment la généalogie. Sans rien de politique», explique Raphaël Boivin-Fournier.

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