Soixante-dix mois de prison pour trois agressions sexuelles

Un chauffeur retraité du RTC, Pierre Lapointe, écope d’une lourde de peine de 70 mois de pénitencier pour avoir séquestré et agressé sexuellement une escorte à la pointe d’un fusil et pour avoir agressé sexuellement deux autres femmes.

Lapointe, 59 ans, a plaidé coupable aux trois agressions sexuelles. La Couronne et la défense ont suggéré à la juge Hélène Bouillon de la Cour du Québec une peine de près de six ans de détention. Le Code criminel prévoit qu’une agression sexuelle armée est punie par une peine minimale de quatre ans. 

Le plus récent crime est survenu en janvier 2016 à Val-Bélair. Aidé d’une complice, Lapointe a séquestré une escorte, menaçant de lui trancher la gorge si elle criait. Intoxiqué, il a attaché la jeune femme, lui a bandé les yeux avec du ruban adhésif et l’a amenée jusque chez lui en voiture. Lapointe a ensuite exigé une fellation, pointant une arme à feu sur la tête de l’escorte durant tout le service sexuel.

L’escorte a réussi à se sauver lorsqu’on l’a envoyée au dépanneur faire des achats.

En plus d’admettre cette agression, Pierre Lapointe a reconnu avoir agressé sexuellement deux jeunes femmes de son entourage en 1993 et 1994.

Aucune des plaignantes n’étaient présentes pour entendre la peine. «Ce sont des souvenirs très douloureux», a expliqué le procureur de la Couronne, Me Régis Juneau-Drolet, en parlant de l’escorte séquestrée.

Une fois soustraite la détention provisoire, Lapointe aura encore 43 mois à purger. Il lui sera interdit de posséder certains types d’arme pour le reste de sa vie et sera inscrit au registre des délinquants sexuels.