Rose a consulté le Dr Ghislain Devroede pour la première fois en 1981. Le chirurgien devait lui enlever le colon pour mettre fin à ses maux de ventre insupportables. En discutant, le médecin a découvert que sa patiente avait été violée à répétition par son père dans son enfance. Ils ont amorcé ensemble le chemin de la guérison sans qu’aucune chirurgie ne soit réalisée.
Rose a consulté le Dr Ghislain Devroede pour la première fois en 1981. Le chirurgien devait lui enlever le colon pour mettre fin à ses maux de ventre insupportables. En discutant, le médecin a découvert que sa patiente avait été violée à répétition par son père dans son enfance. Ils ont amorcé ensemble le chemin de la guérison sans qu’aucune chirurgie ne soit réalisée.

Soigner une enfance volée

Mélanie Noël
Mélanie Noël
La Tribune
« Docteur, si cette opération ne me guérit pas, je me tue. » C’est la phrase que Rose* a dite au Dr Ghislain Devroede lors de leur première rencontre. Le dossier de Rose avait atterri dans le bureau du chirurgien colorectal, car ses collègues ne savaient plus quoi faire avec elle et ses maux de ventre. On lui avait déjà enlevé l’utérus et les ovaires et on croyait qu’une colectomie totale pourrait améliorer son sort. Rose avait de graves problèmes de constipation, elle allait à la selle une fois tous les deux mois, les douleurs étaient insupportables.