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Six solutions pour faciliter la rentrée
Six solutions
Six solutions pour faciliter la rentrée
Le masque, la distanciation, les questions, les inquiétudes. La rentrée 2020 est tout sauf normale, de la maternelle à l’université. Mais des gens de partout sur nos territoires ont trouvé des idées pour faciliter le retour en classe en ces temps de pandémie. Les six médias de la Coopérative nationale de l’information indépendante (CN2i) vous partagent aujourd’hui quelques bons coups.
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Des outils pour concilier travail et études

Six solutions

Des outils pour concilier travail et études

Jean-Simon Milette
Jean-Simon Milette
Le Droit
Plusieurs jeunes élèves ont été fortement sollicités par leurs employeurs cet été pour combler une pénurie de main-d’œuvre provoquée par la pandémie de COVID-19. Résultat : la conciliation travail-études représentera tout un défi pour ces élèves qui seront de retour en classe la semaine prochaine.

En Outaouais, le programme 6-9-15 permet aux élèves de balancer leur plage horaire pour leur permettre de répondre aux besoins des employeurs, tout en priorisant les études avant tout.

Pourquoi 6-9-15 ? Les élèves sont appelés à travailler en moyenne 6 heures par semaine pendant leur année scolaire et ils doivent terminer au plus tard à 21 h (9 h en soirée). Le nombre d’heures par semaine doit être de 15 h maximum.

Les principaux objectifs de ce programme sont évidemment de favoriser la réussite des élèves, mais aussi de sensibiliser la communauté d’affaires à l’importance de ne pas surcharger ces élèves hors de leurs heures de cours. Le programme permet aux employeurs de s’engager à respecter des idéaux de réussite pour leurs employés toujours aux études.

L’employeur qui se joint à ce programme doit également s’engager à adapter l’horaire de travail des élèves lors des périodes d’examens afin de valoriser la poursuite des études en vue de l’obtention d’un diplôme. 

Le programme comporte trois volets distincts. Dans le volet « élève », on leur demande d’apprendre sur eux-mêmes à travers leur travail, tout en misant sur les études pour un meilleur avenir. Le volet « parent » demande à ce que les parents prennent du temps pour aider à gérer le temps de leur enfant afin d’assurer un équilibre sain entre travail et études. Dans le troisième volet, le programme demande aux employeurs de s’engager dans la persévérance scolaire de ses employés et de devenir partenaire d’une main-d’œuvre qualifiée.

Par ailleurs, un sondage provincial publié en février, un mois avant le déclenchement de la crise sanitaire actuelle, révélait qu’un nombre croissant de jeunes accordent plus d’importance à leur emploi qu’à leurs études. Toutefois, le sondage révélait que davantage d’employeurs se disent flexibles avec les horaires de leurs employés étudiants.

Le programme 6-9-15 est piloté par le Carrefour jeunesse emploi de l’Outaouais depuis 2012.

En finir avec la procrastination scolaire

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En finir avec la procrastination scolaire

Brigitte Trahan
Brigitte Trahan
Le Nouvelliste
TROIS-RIVIÈRES — Vous avez un travail long de fin de session à remettre, mais il fait beau dehors, ou encore les amis vous invitent à sortir; c’est sans compter tous ces messages qui arrivent sur vos réseaux sociaux. Vous remettez la rédaction du travail à plus tard, puis plus tard encore... jusqu’à la dernière minute.

Si la procrastination vous est familière, sachez qu’une personne sur cinq a tendance à remettre à plus tard ce qu’elle doit faire. Pire encore, les gens sont à «47 % du temps dans la lune au cours de la journée», indique le professeur Frédérick Dionne du département de psychologie de l’Université du Québec à Trois-Rivières.

Vive la nature!

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Vive la nature!

Simon Carmichael
Simon Carmichael
Initiative de journalisme local - Le Soleil
Le Cégep de la Gaspésie et des Îles mise sur sa proximité avec la nature pour accueillir les étudiants lors d’une rentrée pas comme les autres. Kayak, pêche au bar rayé et randonnée en montagne sont au menu pour les étudiants qui souhaitent découvrir leur nouvel environnement.

«On a la chance de vivre dans de grands espaces, c’est la moindre des choses d’en faire profiter nos nouveaux étudiants», explique Sophie Audet, conseillère à la vie étudiante et sportive du Cégep. Depuis «toujours», la rentrée au campus de Gaspé est marquée par une sortie sous le soleil à la plage Haldimand, mais pas cette année, pandémie oblige. 

Plutôt que d’aller se faire dorer sur le sable, les étudiants auront cette année la chance d’intégrer des groupes d’une dizaine d’étudiants lors d’une foule d’activités plein air, allant de la pêche sportive au bar rayé jusqu’à l’apprentissage de la voile. «On souhaite que les étudiants qui arrivent des grandes villes connectent avec la nature qui les entoure, mais aussi qu’ils fassent des rencontres, même en pandémie», note la conseillère.

Le Cégep de Gaspésie et des Îles est bien connu pour sa proximité avec la nature, notamment parce il est le seul établissement québécois à offrir la formation technique en tourisme d’aventure.  «Le collège est intimement lié à la nature. On est vraiment privilégié pour le plein air», croit Mme Audet. 

Si les différentes activités sont offertes à tous les étudiants, cette dernière explique qu’ils s’adressent principalement aux nouveaux arrivants, qui proviennent souvent des grandes villes. «On a beaucoup d’étudiants de Québec et de Montréal pour qui vivre en nature c’est complètement autre chose», note-t-elle. 

Les activités plein air auront lieu tout au long du mois de septembre. 

Bye bye sandwich au pain blanc et jambon!

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Bye bye sandwich au pain blanc et jambon!

Laura Lévesque
Laura Lévesque
Le Quotidien
La traditionnelle boîte à lunch sera de plus en plus encouragée pour les repas dans les écoles du Québec. Mais l’absence de micro-ondes réduit le nombre d’options, de quoi donner des maux de tête aux parents déjà fort occupés.

« La plus grande erreur, dans les boîtes à lunch pour enfants, c’est de ne pas varier, d’être routiniers et d’y aller avec un sandwich au jambon. Les enfants mangent avec leurs yeux, donc il faut y aller de couleurs, de saveurs », lance d’emblée Josée Delisle, technicienne en nutrition, qui travaille notamment chez Interphysio, à Saguenay.

Un service de transport partagé

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Un service de transport partagé

Marie-Ève Martel
Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est
Déjà qu’en temps normal, la rentrée scolaire nécessite une certaine organisation, celle qui s’amène entraîne un lot de défis supplémentaires en raison de la pandémie. Une mère de famille de Farnham dont la fille sera privée de transport scolaire a eu l’idée de noliser un autobus pour offrir un service de navette aux autres élèves de sa municipalité qui se trouvent dans la même situation.

COVID-19 oblige, les autobus scolaires ne pourront accueillir qu’un seul élève par banc à la rentrée scolaire, diminuant leur capacité d’accueil de moitié. Par ailleurs, certains élèves qui fréquenteront cette année l’école secondaire Massey-Vanier de Cowansville sont susceptibles de ne pas avoir accès au transport scolaire étant donné qu’ils ne demeurent pas dans la municipalité, a appris la Farnhamienne Catherine Jean, dont la fille de 3e secondaire y est inscrite dans un programme de sports-études en volleyball.

Des corridors actifs et pédagogiques pour apprendre différemment

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Des corridors actifs et pédagogiques pour apprendre différemment

Lilia Gaulin
Lilia Gaulin
La Tribune
C’est terminé pour les corridors traditionnels : les élèves de l’école du Jardin-des-Lacs à Saint-Denis-de-Brompton pourront apprendre en sautant et en tournant lors de la prochaine année scolaire grâce à de tout nouveaux corridors «actifs et pédagogiques».

Destinés principalement aux élèves du premier cycle, ces corridors ont été mis en place, cet été, grâce à des autocollants de vinyle résistants placés sur le plancher et sur les murs de l’école. Ils permettront d’offrir des jeux pédagogiques afin de faire bouger les élèves dans l’optique qu’ils assimilent mieux les notions enseignées. L’enseignante de 1re année, Karine Bélanger, est à l’origine de ce projet. Elle soutient que l’aspect pédagogique de ces corridors sort de l’ordinaire. 

«Au Jardin-des-Lacs, nous voulions faire des corridors actifs. L’enseignant d’éducation physique Dave Morin voulait développer la psychomotricité des élèves dans les déplacements tout en les occupant. J’ai ajouté l’aspect pédagogique», soutient celle qui a également une formation en graphisme. 

Mme Bélanger a toujours fait bouger ses élèves afin de faciliter leurs apprentissages. Elle précise que les enfants assimilent la matière de différentes manières. «Les enfants ont des portes d’entrée différentes. Ils apprennent par l’auditif, par la kinesthésie et par le visuel. L’aspect kinesthésique est souvent oublié. Un enfant a besoin de bouger. Il va retenir plus facilement ce qu’il fait avec son corps»

Six plateaux sont installés dans l’établissement scolaire. Les élèves pourront former des mots en sautant sur des lettres de l’alphabet. Des formes et des nombres sont également installés pour permettre aux enseignants de travailler les mathématiques. «C’est d’utiliser les corridors de l’école comme plateau pédagogique. Nous faisons bouger les élèves en même temps qu’ils apprennent.»

Karine Bélanger espère que la phase deux du projet permettra au deuxième et au troisième cycle de profiter de cet outil pédagogique qui sort de l’ordinaire. 

Grâce à sa compagnie Kïnko, Mme Bélanger espère que d’autres écoles utiliseront leurs corridors afin de sortir du cadre traditionnel. 

Des initiatives semblables ont également été mises en place ailleurs en Estrie notamment à l’école Saint-Antoine dans le secteur de Lennoxville.