Gilles Lehouillier

Service rapide par bus: le maire Lehouillier attend de l'argent du fédéral

Si le bureau de projet du futur Service rapide par bus (SRB) de Québec et de Lévis tarde à être créé, c'est probablement parce que le gouvernement provincial attend l'argent du fédéral.
C'est l'hypothèse qu'a émise le maire de Lévis Gilles Lehouillier quelques minutes avant le conseil municipal lundi. «Je soupçonne que ça s'en vient avec le budget fédéral, c'est drôle hein?» a-t-il lancé aux journalistes. «Je pense que le fédéral va peut-être intervenir dans ce dossier-là. Le fédéral veut investir dans le transport collectif», a-t-il réitéré, précisant que son affirmation était le fruit d'une «perception». Le maire a rencontré certains conseillers au gouvernement fédéral, mais il n'a pas eu de rencontre formelle qui confirme ce «feeling». 
Promesse
Cet automne, le nouveau député de Québec Jean-Yves Duclos s'était déjà montré intéressé par le projet de SRB. Le Parti libéral du Canada a promis d'injecter 20 milliards $ en 10 ans dans le transport collectif. Il souhaite conclure des ententes bilatérales avec les provinces. 
Le bureau de projet du SRB devait quant à lui être mis sur pied dès l'automne dernier, mais il se fait toujours attendre. Son mandat est notamment de développer le tracé, de faire le montage financier du projet et de réaliser des études environnementales. 
Il y a maintenant près d'un an que l'étude sur un nouveau mode de transport à Québec et à Lévis a été déposée. La vision d'un tramway a fait place à un SRB de 38 kilomètres sur les deux rives du fleuve, un projet qui nécessite un investissement d'un milliard de dollars. La construction doit s'échelonner de 2019 à 2025. Selon M. Lehouillier, le retard dans la création du bureau de projet ne nuit pas aux échéances prévues. «On est encore dans la game», affirme-t-il.