Musique, sifflets, trompettes, la grève générale illimitée à la Sépaq a débuté de façon discordante mercredi au Parc de la Chute-Montmorency, à l’image des négociations en cours.

Sépaq: bruyant début de grève et accès difficile

L’accès au Parc de la Chute-Montmorency est difficile ce mercredi alors qu’une soixantaine de travailleurs syndiqués de la Sépaq forment depuis tôt ce matin un piquet de grève à l’entrée de l’établissement.

Musique, sifflets, trompettes, la grève générale illimitée débute de façon discordante à l’image des négociations en cours.

Faute d’entente mardi soir, 300 syndiqués de la Société des établissements de plein air du Parc de la Chute-Montmorency et du Manoir, du Camping des Voltigeurs à Drummondville et des centres touristiques du Lac-Kénogami au Saguenay et du Lac-Simon en Outaouais ont débrayé.

À LIRE AUSSI: Sépaq: vacances en péril pour des milliers de personnes

Depuis lundi, les pourparlers se poursuivaient pour dénouer l’impasse et éviter la grève. Le Syndicat de la Fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ) a refusé la plus récente offre salariale déposée lundi en soirée. Il a fait une contreproposition à laquelle l’employeur n’a pas donné suite.

Plutôt, la direction de la Sépaq a demandé tard mardi la désignation d’un conciliateur au dossier, considérée comme le seul moyen d’en venir à une entente négociée.

La grève passera à la vitesse supérieure le 20 juillet, date à laquelle 1500 employés de 23 parcs nationaux du Québec se joindront au mouvement de débrayage, pour marquer le début des vacances de la construction.

Le PDG de la Sépaq, Jacques Caron, a promis de garder ouvert l’ensemble des établissements en cas de grève. Mais les services pourraient être réduits dans plusieurs.

Les conditions salariales sont au coeur du litige. Le syndicat juge inacceptables les offres déposées en deçà de la hausse du coût de la vie. Il réclame aussi l’uniformisation des échelles salariales dans chaque unité syndicale.

+

Le president du SFPQ, Christian Daigle, était présent au parc de la Chute-Montmorency, mercredi matin.
Carte des parc nationaux touchés par la grève des travailleurs de la SÉPAQ