Science

Grâce au réchauffement climatique, on livre vos éoliennes plus vite!

En lice pour le prix de la nouvelle ironique de l’année : un convoi de quatre navires chinois est allé livrer des pales d’éoliennes en Europe, en passant par la route de l’Arctique.

Il s’agit du « passage du Nord-Est », c’est-à-dire celui qui serpente au nord de la Russie et qui, à l’instar du « passage du Nord-Ouest », au nord du Canada, est de plus en plus libre de glace en été. Pas entièrement libre de glace, puisqu’il a fallu l’aide de deux brise-glaces russes — à propulsion nucléaire —, mais tout de même suffisant pour que la compagnie chinoise Cosco (China Cosco Holdings) ait pu ainsi raccourcir son voyage de quelques semaines.

L’un des navires, le Tian En, est arrivé à Rouen, France, le 5 septembre. C’était son premier voyage par l’Arctique, et ce serait même la première livraison maritime commerciale entre la Chine et la France via l’Arctique, selon le magazine Mer et Marine. Pas la dernière, puisque la compagnie chinoise a déjà une entente pour 2019 avec l’agence gouvernementale russe Rosatom, qui gère les centrales nucléaires et les brise-glaces à propulsion nucléaire. 

À bord du Tian En, entre autres : 21 pales pour des éoliennes. Un peu d’énergie propre pour compenser tout ça ?

Environnement

Et si 40 millions d’Américains manquaient d’eau?

L’hiver dernier, la métropole du Cap, en Afrique du Sud, faisait face à une telle pénurie d’eau qu’on envisageait d’en couper l’approvisionnement et de rationner la distribution de bouteilles d’eau à ses 4 millions d’habitants. Le Cap a fini par y échapper. Mais qu’arriverait-il si la prochaine victime, dans un pays riche, était non pas une, mais plusieurs grandes villes des États-Unis ?

L’hiver dernier, la métropole du Cap, en Afrique du Sud, faisait face à une telle pénurie d’eau qu’on envisageait d’en couper l’approvisionnement et de rationner la distribution de bouteilles d’eau à ses 4 millions d’habitants. Le Cap a fini par y échapper. Mais qu’arriverait-il si la prochaine victime, dans un pays riche, était non pas une, mais plusieurs grandes villes des États-Unis ?

Il y a longtemps que ceux qui évoquent ce genre de scénario jettent un oeil inquiet sur le fleuve Colorado : cette source d’eau potable pour 40 millions de personnes est exploitée au-delà de ses capacités depuis deux décennies, en raison de sécheresses intermittentes et de précipitations insuffisantes : en d’autres termes, la neige et la pluie qui tombent sur les montagnes et alimentent en retour ce fleuve, ne suffisent pas à la demande.

À la fin du mois d’août, un rapport du Centre du climat du Colorado — un organisme de recherche universitaire — prévenait qu’une partie de cet État et de son voisin, l’Utah, était confrontée à deux ennemis susceptibles d’entraîner « un rapide retrait des réserves d’eau » : les sécheresses plus fréquentes et la diminution des chutes de neige sur les sommets.

Même le Bureau des réclamations, une agence du gouvernement fédéral créée en 1902 et qui gère les barrages, canaux et autres réservoirs dans 13 États de l’ouest, a écrit le 24 août que le risque d’une pénurie d’eau en 2020, dans le bassin sud du fleuve, était passé de 52 à 57 %. L’agence évalue aussi que la sécheresse des dernières années était la pire des 12 derniers siècles.

À court terme, la variable inconnue est El Nino : certaines prévisions pointent dans la direction d’un hiver El Nino pour cette année. Ce réchauffement intermittent des eaux du Pacifique entraîne généralement un hiver plus froid avec davantage de précipitations dans le Sud-Ouest des États-Unis. Toutefois, une étude du National Center for Atmospheric Research — un organisme de recherche financé par des fonds publics — parue le 22 août souligne qu’à long terme, plus le climat se réchauffera et plus l’impact d’un hiver El Nino risque d’être intense et imprévisible.

Science

Des chercheurs veulent cartographier le génome de milliers d’animaux

Des scientifiques ont dévoilé jeudi les premiers résultats d’un effort ambitieux visant à cartographier les gènes de dizaines de milliers d’espèces animales - un projet qui, selon eux, pourrait aider à sauver des animaux de l’extinction.

Les scientifiques travaillent avec le consortium Genome 10 000 à un projet qui cherche à recenser le génome des 66 000 espèces de mammifères, d’oiseaux, de reptiles, d’amphibiens et de poissons connus sur Terre. Le projet Genome 10 000 compte des membres dans plus de 50 institutions à travers le monde.

Environnement

Climat: «zéro», le nouveau mot d'ordre des villes

SAN FRANCISCO — Zéro carbone, zéro voiture à essence, zéro déchet: de nombreuses villes représentées au sommet climat de San Francisco visent désormais une suppression totale des gaz à effet de serre en quelques décennies, un objectif encore utopique il y a quelques années.

Europe, Asie, Amériques, Afrique et Océanie sont représentés au Sommet mondial pour l'action climatique qui a commencé mercredi et rassemble le plus grand nombre de maires, gouverneurs et responsables territoriaux jamais vu sur le thème du climat.