La Californie est l'État où le plus de cliniques vendent ces traitements.

L'Université Laval produira ses propres cellules-souches humaines

L'Université Laval produira bientôt ses propres cellules-souches humaines pour les besoins de ses chercheurs, ce qui sera une première au Québec. Des chercheurs du CHU de Québec ont en effet obtenu un financement de 300 000 $ à cette fin, a annoncé lundi le centre hospitalier.
Les cellules-souches dites «pluripotentes», comme on le sait, sont des cellules qui sont capables de se transformer en n'importe quel type de cellule du corps humain. On sait maintenant comment renverser le processus de spécialisation des cellules afin de produire des cellules-souches à partir de cellules de la peau, du sang ou de muscle. Mais cela reste une technique difficile et très spécialisée.
Les cellules-souches sont une nouvelle avenue très intéressante pour la médecine, mais celles qui seront produites au CHU ne serviront pas dans des essais cliniques (du moins, pas dans un premier temps), dit le responsable du projet, le professionnel de recherche Antoine Carbonell. «On est encore à une étape fondamentale», dit-il.
Leur faculté de se spécialiser sera plutôt mise à profit pour fournir des cellules humaines (imitant diverses maladies) à des chercheurs. Cela permettra de remplacer les expériences sur des animaux, dont les cellules diffèrent toujours des nôtres.
«Cela permet aux chercheurs d'avoir une plus grande quantité de "matière première" pour procéder aux expériences nécessaires en lien avec leur objectif de recherche. Cet aspect est particulièrement important pour l'étude des maladies neurodégénératives comme le Parkinson ou Alzheimer et les maladies neuromusculaires, puisque l'absence de matériel biologique humain limite fortement les recherches», commente le professeur de médecine de l'UL Jack Puymirat.