Jacques Simard

L’Université Laval décroche 27 M$ pour la génomique

Deux laboratoires de Québec viennent d’obtenir de très grosses subventions de recherche en génomique : pas moins de 27,4 millions $ au total, a annoncé l’Université Laval (UL) mercredi.

Les «heureux gagnants» sont François Rousseau, un spécialiste du dépistage génétique, et Jacques Simard, qui étudie le cancer du sein. Les fonds proviennent de Génome Québec, Génome Canada, des Instituts de recherche en santé du Canada et de divers «partenaires privés». Les deux chercheurs font partie d’un groupe de six lauréats qui ont obtenu, en tout, près de 58 millions $ en subvention pour la recherche en génomique, dont 21 millions $ viennent du provincial, a fait savoir la ministre de l’Économie, de la Science et de l’Innovation Dominique Anglade.

M. Rousseau, qui a reçu 12,2 millions $, mènera une étude de faisabilité sur un test de dépistage des anomalies chromosomiques du fœtus, test qui serait plus précoce et plus fiable que ceux qui sont disponibles à l’heure actuelle, en plus d’être non-invasif — du moins pas pour le fœtus puisque le test consisterait à analyser l’ADN du bébé qui circule dans le sang de la mère.

M. Simard, pour sa part, aura 15,2 millions $ à consacrer au dépistage du cancer du sein. Plus précisément, il travaillera à mettre au point un test qui tiendrait compte de nombreux gènes en même temps, ce qui permettra une approche plus individualisée.

«Alors que le cancer du sein est la forme de cancer la plus répandue et la deuxième cause de décès par cancer chez les Canadiennes, ces investissements sont porteurs d’espoirs», s’est réjoui Dr Simard dans un communiqué de l’UL.