Environ 500 futurs ingénieurs venant de 12 universités québécoises participent aux 24es Jeux de génie.

Les «olympiques» du génie

Les «olympiques» du génie se tiennent présentement à Québec. Jusqu'à lundi, 500 futurs ingénieurs de 12 universités québécoises se livrent bataille dans des épreuves aussi techniques que ludiques. La plus prestigieuse: la «machine», qui couronnera les meilleurs à l'Impérial de Québec.
<p>Charles Adrien Ollat, Stéphanie Lacroix Tremblay et Hugo Lemieux forment le comité organisateur des Jeux.</p>
Le concours visant à créer des «machines» est l'«une des plus grosses compétitions en génie» au Canada, selon la porte-parole des 24es Jeux de génie, Elodie Monette.
Et à en croire les habitués interrogés par Le Soleil samedi, ce défi permet de mieux assimiler les connaissances théoriques apprises sur les bancs d'université.
«À l'école, on nous apprend à résoudre des problèmes, mais c'est pas toujours des problèmes appliqués. Il faut laisser de la place pour la pratique et les imprévus comme dans la vraie vie», estime David Doyon, finissant en génie mécanique à l'Université McGill.
«Nous, à McGill, ce n'est pas un programme reconnu pour être pratique. Il y a beaucoup de gens qui savent pas quel bord mettre un écrou», illustre-t-il.
Différents profils
«La théorie, c'est pas parfait», acquiescent ses «adversaires» Alexandre Bergeron et Martin Lambert, qui sont aussi finissants en «mécanique» à l'Université Laval et à l'École de technologie supérieure.
Chaque équipe participant à la compétition de la machine est composée des différents profils de génie: mécanique, électrique, informatique, chimique et industriel. Cela permet de profiter des spécialités de chacun.
Réunis depuis septembre, les groupes ont jusqu'à lundi pour construire deux robots qui se relaieront sur une plateforme afin de trier des balles de ping-pong de différentes couleurs. Défi simple en apparence, mais plus corsé qu'à l'habitude selon les leaders des équipes rencontrées samedi à l'Université Laval.
«C'est plus mécanique, ça ressemble plus à un défi d'entreprise», affirme Martin Lambert. «C'est comme une mini-usine», complète David Doyon.
Les équipes ont réalisé le plus gros de leur tâche depuis la fin de la session d'automne, il y a à peine deux semaines. Le temps des Fêtes n'est donc pas synonyme de répit. Pendant les Jeux de génie qui se tiennent depuis vendredi, les concurrents disposent de trois heures par nuit pour finaliser leur machine. Pas plus.
Le résultat de chaque équipe sera dévoilé au public et aux centaines d'autres étudiants en génie qui sont invités à l'Impérial de Québec demain, dès 14h30. L'entrée est gratuite.
«Pour nous, c'est une compétition. Pour les autres, c'est un show», résume l'un des participants de l'Université McGill, David Doyon.