Le défi est de trouver de nouveaux procédés écologiques de décontamination, sans ajout de produits chimiques dans l’eau, insiste le professeur Drogui.

Les nouveaux contaminants sous la loupe des chercheurs

Comment éliminer les contaminants pharmaceutiques et autres contaminants résistants contenus dans l’eau? L’institut national de la recherche scientifique espère bien trouver une réponse grâce à un programme pour former une équipe de pointe.

L’eau contient des contaminants dits émergents, principalement issus du domaine pharmaceutique, difficiles à éliminer avec les procédés conventionnels. «On consomme des médicaments à la maison et à l’hôpital qui peuvent se retrouver dans l’eau. Et les stations [d’épuration] ne sont pas adaptées pour traiter ces types de contaminants», illustre le professeur Patrick Drogui, directeur du programme de 1,6 million $. 

L’argent servira à former des experts qui travailleront de concert avec le monde industriel. Leur mandat est de développer de nouveaux moyens technologiques environnementaux pour éliminer les contaminants qui résistent toujours.

Et ils sont nombreux, outre les composés pharmaceutiques, il y a des hormones, des nanoparticules et des pesticides. «Actuellement, on peut parfois éliminer de 10% à 30% d’un produit, mais certains autres se retrouvent à 100% dans l’eau même après les traitements», explique le chercheur. 

La présence de ces rejets dans l’environnement peut être nocive pour la flore, la faune et même l’humain. Certains sont considérés comme des perturbateurs endocriniens.

Le privé dans le coup

Le défi est de trouver de nouveaux procédés écologiques de décontamination, sans ajout de produits chimiques dans l’eau, insiste le professeur Drogui. La formation s’adresse aux étudiants universitaires qui agiront principalement en collaboration avec des entreprises du territoire de la Ville de Québec.

«Il est important de pouvoir compter sur des experts capables d’innover et de proposer des approches responsables pour préserver les ressources en eau», a rappelé la conseillère Suzanne Verreault, responsable des dossiers environnement, qui était présente pour l’annonce.