Le Soleil

Cancers de la prostate : la bonne thérapie pour le bon patient... mais comment ?

Dr Frédéric Pouliot
Urologue-oncologue, CHU de Québec - Université Laval
Dr Jean-Mathieu Beauregard
Médecine nucléaire, CHU de Québec - Université Laval
Brigitte Guérin, PhD
Chaire Jeanne et J.-Louis Lévesque de radiobiologie, Université de Sherbrooke
LA SCIENCE DANS SES MOTS / Un diagnostic de cancer de la prostate, c’est un peu comme une sinistre partie de pile ou face. Pile, le cancer est indolent et le patient peut vivre avec, même sans traitement et pendant très longtemps. Face, le cancer est agressif, ne répond pas aux traitements (même s’ils sont multiples et intenses) et le patient décède au bout de quelques années. Et toutes les variantes entre ces deux extrêmes sont possibles. Bien sûr, les médecins peuvent différencier les formes de cancers plus agressives des indolentes pour conseiller le patient dans son choix de thérapie. Mais comment se fait-il qu’un même cancer se comporte de tant de manières différentes? Et nous, les oncologues, comment est-ce qu’on peut décider de la marche à suivre quand nous sommes en face d’un cancer agressif ?