Le chef conservateur a d’abord émis cette opinion dans une entrevue télévisée mercredi soir. Jeudi matin, lors d’un arrêt à Brampton, en Ontario, il allait plus loin.

Scheer: c’est le parti qui a le plus de députés qui forme le gouvernement

BRAMPTON, Ont. — Andrew Scheer maintient que c’est le parti qui fera élire le plus de députés qui formera le gouvernement après le vote du 21 octobre.

Le chef conservateur a d’abord émis cette opinion dans une entrevue télévisée mercredi soir. Jeudi matin, lors d’un arrêt à Brampton, en Ontario, il allait plus loin.

«C’est évident que nous demandons aux Canadiens un mandat majoritaire et c’est aussi clair que dans l’histoire moderne, le parti avec le plus de sièges forme le gouvernement», a-t-il expliqué, faisant fi de la règle du Parlement.

Selon cette règle, un premier ministre sortant peut tenter de gouverner aussi longtemps qu’il a la confiance de la Chambre des communes. Dans pareil scénario, une équipe libérale qui aurait moins d’élus que les conservateurs, formerait un gouvernement qui survivrait aussi longtemps qu’il aurait assez d’appuis néo-démocrates ou verts ou bloquistes à ses initiatives aux Communes.

M. Scheer, qui a été président de la Chambre pendant quatre ans, dit plutôt que la «convention» veut que le parti qui a obtenu le plus de députés forme le gouvernement et il ajoute que cette même «convention» exige qu’un premier ministre qui a obtenu moins de députés que l’un de ses adversaires démissionne.

Ce n’est pas ce qui s’est passé très récemment au Nouveau-Brunswick. L’an dernier, le premier ministre libéral sortant, Brian Gallant, a tenté de gouverner même s’il avait fait élire un député de moins que son adversaire conservateur. Le gouvernement Gallant est tombé en novembre dernier, au premier vote de l’Assemblée législative, celui sur son discours du Trône.

Une autre candidate «pro-vie»

M. Scheer a passé une partie de sa journée à Toronto à faire campagne avec Rachel Willson, une autre candidate qui se définit personnellement comme «pro-vie», tout comme son chef.

Or, les médias qui suivent la campagne conservatrice n’ont pas pu y assister. La campagne conservatrice blâme un «problème de logistique» pour expliquer cet imprévu à l’horaire.

Tout comme au début de la campagne, les libéraux ont ciblé Mme Willson pour des positions antiavortement qu’elle avait affichées sur les réseaux sociaux par le passé.

La ministre libérale Carolyn Bennett a partagé d’autres captures d’écran datant d’il y a deux ans où on aperçoit Mme Willson dire qu’elle se présente en 2019 pour changer l’approche de la «nation» sur l’avortement.

La candidate conservatrice s’est depuis rangée derrière la position officielle du parti afin de ne pas rouvrir le débat sur l’avortement.