Les pompiers sont intervenus avec un remorqueur de haute mer et un bateau-pilote des industries Océan.

Sauvetage d'un canoteur: les pompiers sont intervenus «dans les règles de l'art»

Le chef aux opérations des équipes spéciales des pompiers de Québec, Martin Galarneau, est très satisfait du travail de ses hommes dans des conditions difficiles mercredi, et ce, même s’il n’a pas été possible de sauver la vie de Daniel Malenfant après que son canot à glace ait chaviré sur le fleuve.

«Il s’est écoulé 21 minutes entre notre arrivée sur les lieux et le moment où nous avons porté secours à la victime», a déclaré M. Galarneau en point de presse. Les pompiers sont intervenus avec un remorqueur de haute mer et un bateau-pilote des industries Océan.

Daniel Malenfant, 39 ans, de Québec, était malheureusement déjà en arrêt respiratoire et en état d’hypothermie quand il a été secouru et son décès a été constaté à son arrivée à l’Hôtel-Dieu de Québec. Son canot à glace, dans lequel prenait place une autre personne de Québec et trois résidents de Calgary, avait chaviré en début d’après-midi.

«Je suis extrêmement satisfait du travail des pompiers, qui ont mis en place toutes les directives dans les règles de l’art. Dans une telle opération, notre priorité est la sécurité de nos intervenants et cet aspect a été respecté à 100 %», poursuit M. Galarneau.

UMA 17

Celui-ci a également indiqué que ce sont les conditions particulièrement difficiles des interventions sur le fleuve Saint-Laurent à Québec qui faisaient que les équipes spéciales ne disposaient pas d’un bateau de sauvetage UMA 17 que l’on retrouve pourtant à Montréal, Rimouski, Sherbrooke, Repentigny et Kuujjuaq.

«Il ne faut pas oublier que le UMA 17 n’est qu’un outil dans la panoplie d’outils qui sont disponibles. Ici, à Québec, avec les courants importants et les conditions des marées et de glace, entre autres le fait que ce soient de petites banquises, des icebergs, qu’on trouve sur le fleuve, ce n’est pas le meilleur outil pour intervenir», explique Martin Galarneau.

«Le remorqueur du groupe Océan nous offre une plateforme de travail stable en plus de bloquer ces glaces. En fait, il agit un peu comme un brise-glace. Il offre aussi un environnement chaud pour amorcer les manoeuvres de réanimation», poursuit-il.

Le chef aux opérations des équipes spéciales des pompiers de Québec, Martin Galarneau, est très satisfait du travail de son équipe.

Pas optimal

Parmi les autres raisons qui font que le UMA 17 ne serait pas l’outil optimal pour la capitale, M. Galarneau ajoute que son utilisation nécessite une descente de bateaux et qu’on n’en compte que deux à Québec. «Ainsi, notre temps de déplacement est beaucoup plus rapide avec les bateaux du groupe Océan.»

«Le UMA 17 est un outil excellent, mais pas ici, dans l’estuaire. Il est plus efficace quand il y a un couvert de glace alors qu’un remorqueur peut bloquer la banquise, les icebergs. À Rimouski, les conditions de courant sont différentes. Ici, l’étroitesse du fleuve amène des courants beaucoup plus forts», poursuit le chef aux opérations des équipes spéciales.

Celui-ci n’hésite d’ailleurs pas à qualifier la section du fleuve Saint-Laurent à la hauteur de Québec comme étant la plus difficile. «Il y a une raison pour laquelle il y a plusieurs épaves dans le fleuve ici et qu’il n’y en a pas autant ailleurs», conclut-il.