Les conseillers Stevens Melançon et Jean-François Gosselin de Québec 21 et Jean Rousseau de Démocratie Québec s’opposent à la décision de l’administration Labeaume de fermer le Marché du Vieux-Port.

Sauvegarde du Marché du Vieux-Port: l’opposition fait front commun

Les deux conseillers de Québec 21 et celui de Démocratie Québec ont déposé une résolution conjointe, lundi, au conseil municipal pour demander le maintien du Marché public du Vieux-Port de Québec.

Pour une énième fois, le chef de Québec 21, Jean-François Gosselin, et le conseiller de Cap-aux-Diamants, Jean Rousseau, tentent de faire changer d’idée l’administration Labeaume.

«Nous, ce qu’on demande au maire, c’est de commuer la peine de mort qui a été décrétée à l’endroit du Marché», a lancé M. Rousseau. «Les preuves accumulées contre lui sont tout à fait fausses. Il y a du stationnement et l’histoire des sols contaminés, c’est une farce», poursuit-il.

«C’est un service de proximité important, mais il dessert également toute la région de Québec, renchérit M. Gosselin. Au lieu de mettre 2,5 millions $ pour un marché satellite [temporaire] à la Place de Paris, investissons cet argent ici pour faire une mise à niveau. C’est un endroit merveilleux autant pour les citoyens que les touristes», poursuit le conseiller de Sainte-Thérèse-de-Lisieux. 

Le maire a toujours opposé une fin de non-recevoir à cette demande depuis que la décision a été prise d’ouvrir au printemps 2019 un Grand marché public à ExpoCité pour un coût maximal prévu de 23 millions $.

M. Rousseau affirme «connaître des gens», autres que ceux de la Coopérative des horticulteurs qui gérera le Grand marché d’ExpoCité, pour reprendre la destinée du Marché du Vieux-Port. Il soutient aussi que des marchands sont intéressés à y vendre leurs produits auprès des 1,2 million de visiteurs annuels.

M. Gosselin croit aussi que de le garder ouvert s’inscrit dans la tendance où de nombreux marchés dressent leurs étals à plusieurs endroits sur le territoire. «Pourquoi vouloir le fermer alors que ça fonctionne? C’est totalement illogique», conclut-il, s’interrogeant sur les véritables visées du maire pour ce terrain, qui est propriété du Port de Québec.

Régis Labeaume a, une fois de plus, vigoureusement défendu la décision de mettre la clé dans la porte à cause du coût de décontamination des lieux s’il fallait remettre le bâtiment à niveau. De plus, il maintient qu’il y aura maintenant deux marchés malgré la disparition de celui du Vieux-Port. En plus du marché temporaire de Place de Paris, il se félicite que le nouveau bâtiment de l’îlot Charlevoix, annoncé lundi, comptera des Halles au rez-de-chaussée. 

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PLACE AUX CONSULTATIONS POUR RÊVONS NOS RIVIÈRES

La Ville de Québec débute en octobre ses consultations publiques pour élaborer son Plan de mise en valeur des rivières évalué à 28 millions $

Le plan, dont les premiers résultats devraient être visibles en 2020, touche les rivières du Cap Rouge, Saint-Charles, Beauport et Montmorency. Le projet vise notamment à améliorer l’accès aux rivières, tout en y protégeant l’eau et les milieux naturels; y pratiquer des activités récréatives quatre saisons; mettre en valeur la culture et le patrimoine; et retisser les liens entre les rivières et les quartiers qu’elles traversent.

En 2017, le maire annonçait un premier investissement de 335 000 $ pour la tenue d’un concours international qui permettrait de faire le plein d’idées afin de mettre en valeur les rivières citées. À l’été, un premier appel d’offres était lancé.

L’administration Labeaume souhaite mener ce projet en mode co-conception, c’est-à-dire avec la participation citoyenne à toutes les étapes de réalisation.

La première phase de consultation touche les activités ludiques qui pourraient être pratiquées sur ou aux abords des rivières. Le maire de Québec espère que le plan devienne une signature touristique pour la Ville.

Sous forme de parcours

L’activité se déroule sous la forme d’un parcours d’environ 800 mètres constitué de trois activités extérieures, adaptées à chaque rivière. La durée du parcours est de deux heures.

«Nous souhaitons que les citoyens prennent connaissance des projets en parcourant la rivière et en participant à des ateliers, a précisé Marie-Josée Savard, vice-présidente du comité exécutif responsable de l’aménagement du territoire. Nous ne pouvons pas imaginer meilleures consultations pour nos rivières que celles qui se déroulent sur le terrain et prévoient des activités divertissantes et ludiques.»

Les journées d’activités prévues se dérouleront entre 10h et 16h le samedi 6 octobre pour la rivière du Cap Rouge, parc nautique de Cap-Rouge, secteur du parc Jean-Déry; le dimanche 7 octobre pour la rivière Beauport, parc Juchereau; le samedi 13 octobre pour la rivière Saint-Charles, parc Chauveau; et le dimanche 14 octobre pour la rivière Montmorency, Centre de plein air de Beauport.  Jean-François Néron

Pour plus d’information: ville.quebec.qc.ca/revonsnosrivieres.  

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PIERRES AMÉRICAINES POUR LA CITADELLE: «INCROYABLE», DIT LABEAUME

Le maire de Québec, Régis Labeaume, juge «incroyable» que les pierres choisies pour restaurer une partie de la Citadelle soient importées des États-Unis alors qu’une carrière de la Rive-Sud offre le bon matériau. 

ICI Radio-Canada rapportait lundi matin que le grès vert prélevé à Lévis a été utilisé pendant des siècles pour l’érection des fortifications de la capitale. La Défense nationale a toutefois confié le contrat de réfection du Bastion du roi à un entrepreneur qui préfère aller chercher de la pierre bleue de Pennsylvanie. 

«Pourquoi il y a une carrière où il y a le même genre de pierres et on réussit à aller en chercher aux États-Unis?» s’interroge Régis Labeaume. «On se demande comment on peut arriver à un résultat comme ça. C’est assez incroyable.»  Baptiste Ricard-Châtelain