Selon une étude, 120 des 2549 femmes enceintes infectées par le virus Zika ont mis au monde un enfant ayant un défaut congénital.

Zika: défaut congénital chez environ 5 % des enfants des femmes infectées

Environ 5 % des enfants et foetus de femmes infectées par le virus du Zika souffrent de malformations congénitales, selon des statistiques fédérales sur les territoires américians d'outre-mer publiées jeudi.
Ce taux atteint 8 % parmi les mères infectées pendant le premier trimestre de la grossese, précise ce rapport des Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC).
Plus l'infection est tardive plus la fréquence est faible (5 % au second trimestre et 4 % au troisième trimestre).
Il s'agit des statistiques les plus étendues à ce jour concernant les territoires américains d'outre mer. Il s'agit de l'Ile de Guam, des Iles Samoa, des Iles Vierges, de la Micronésie, des Iles Marshall et de Porto Rico.
Les experts de la CDC soulignent que ces taux correspondent à ceux observés aux États-Unis.
Ces statistiques sont basées sur 2549 cas de possibles d'infection par le Zika chez des femmes ayant mené leur grossesse à terme.
Parmi ce groupe, l'infection a été confirmée chez 1508 d'entre elles entre janvier 2016 et avril 2017, et 120 de ces femmes ont eu des enfants avec un défaut cérébral dont la microcéphalie.
70 pays touchés
En dehors des femmes enceintes, le virus Zika n'est généralement pas dangereux, le patient guérissant spontanément. Lorsque des symptômes apparaissent, ils s'apparentent à ceux de la grippe.
Dans des cas rares, le Zika peut provoquer le syndrome de Guillain-Barré, une maladie auto-immune inflammatoire qui s'attaque au système nerveux et peut aller jusqu'à une paralysie partielle ou totale.
Le Zika se transmet principalement par une piqûre de moustique ou par contact sexuel.
Depuis l'émergence du Zika pendant l'été 2015, plus de 1,5 million de personnes ont été infectées pour le plupart au Brésil et dans d'autres pays d'Amérique du Sud. Au total quelque 70 pays ont été touchés.
L'Organisation Mondiale de la Santé a annoncé en novembre 2016 que la flambée d'infection de Zika n'était plus une urgence de santé publique tout en mettant en garde contre les risques.