Soins à domicile au CSSS de Québec-Nord: climat de travail difficile

Ça ne tourne pas rond dans les services à domicile aux personnes âgées du Centre de santé et de services sociaux (CSSS) de Québec-Nord. Le climat de travail s'est détérioré au cours des derniers mois.
Plusieurs travailleurs sociaux, ergothérapeutes, nutritionnistes, physiothérapeutes sont insatisfaits de leurs conditions de travail. Ils n'acceptent pas le minutage de leurs tâches lorsqu'ils se rendent au domicile de personnes âgées et l'obligation d'expliquer à chaque semaine les raisons de dépassements du temps qui avait été prévu pour donner les services.
Le président du syndicat, Danny Roy, a fait part, mardi, au cours d'une conférence de presse, que les professionnels aux services à domicile du CSSS de Québec-Nord sont désabusés, que leur niveau de stress au travail a augmenté et que leur satisfaction au travail a diminué depuis que le CSSS a eu recours à la firme de gestion Proaction pour réorganiser leurs tâches.
Du côté du Centre de santé, on reconnaît que la nouvelle approche n'a pas fait que des heureux jusqu'à maintenant. «Tout le monde n'est pas à l'aise avec les changements dans un premier temps. Certains doivent changer leur façon de faire», a reconnu une des responsables du soutien à domicile au CSSS, Caroline Dallaire.
La direction de Centre se dit prête à discuter avec les professionnels et les représentants syndicaux pour améliorer la situation. «On peut faire des ajustements», a dit Mme Dallaire.
Elle a indiqué que 30% des plaintes au CSSS étaient attribuables aux difficultés d'avoir accès aux services et que la réorganisation du travail pourrait permettre de réduire ces plaintes.
Augmenter les budgets
Du côté du syndicat qui fait partie de la CSN, on croit qu'il faut plutôt augmenter les budgets pour les services à domicile au lieu de donner des contrats de gestion à des firmes privées. La centrale syndicale a demandé au nouveau ministre de la Santé, Réjean Hébert, de revoir l'octroi de tels contrats.
Les professionnels du CSSS de la Vieille-Capitale craignent également de voir leurs conditions de travail se détériorer depuis que leur employeur a consenti un contrat de près d'un million de dollars à la firme Proaction pour réorganiser leurs tâches auprès des personnes âgées à domicile.