Ce contenu vous est offert gratuitement, il ne vous reste plus de contenu à consulter.
Créez votre compte pour consulter 3 contenus gratuits supplémentaires par jour.

Six morts liées à un mystérieux syndrome neurologique au Nouveau-Brunswick

La Presse Canadienne
Article réservé aux abonnés
Une autre personne soupçonnée d’avoir développé un mystérieux syndrome neurologique est morte au Nouveau-Brunswick.

Selon les autorités de la santé, il s’agit du sixième décès lié à ce mystérieux syndrome et 44 autres patients sont soupçonnés de souffrir du même trouble neurologique.

Le premier cas du genre remonte à 2015, mais il n’a pu être confirmé qu’en 2020 à la suite de la découverte d’un amalgame d’autres cas similaires.

Les symptômes incluent une démence dégénérative rapide, des spasmes musculaires, une atrophie et une foule d’autres complications.

Porte-parole du ministère de la Santé du Nouveau-Brunswick, Bruce Macfarlane souligne que la plupart des cas ont été répertoriés dans le nord-est et le sud-est de la province, mais il demeure trop tôt pour confirmer s’il y a un véritable lien géographique à la maladie.


« Jusqu’à maintenant, notre enquête n’a trouvé aucune preuve indiquant que les résidants de ces régions sont plus à risque que ceux habitant ailleurs dans la province »
Bruce Macfarlane, porte-parole du ministère de la Santé du Nouveau-Brunswick

Le mois dernier, un chercheur associé à l’Agence de santé publique du Canada a avancé qu’une cause potentielle du syndrome pourrait être liée à un facteur environnemental.

Michael Coulthart a indiqué qu’il excluait la possibilité qu’il s’agisse d’une maladie à prions telle que celle de Creutzfeldt-Jakob, mais a noté que plusieurs maladies neurologiques avaient des caractéristiques communes.

M. Coulthart a admis qu’il n’avait jamais vu auparavant une grappe de cas comme celle observée au Nouveau-Brunswick.

Bruce Macfarlane a indiqué que les responsables reconnaissaient que la confusion et l’inquiétude frappent la communauté. «On s’attend à ce que l’enquête dure plusieurs semaines ou mois et des mises à jour régulières sur l’enquête seront offertes.»

La province travaille à créer un site web, a-t-il ajouté, qui inclura des données sur les stratégies de traitement et de prévention de la maladie. Une plateforme qui sera mise à jour rapidement.