Agir pour donner du sens à son existence: tel sera le message livré tout au long de la Semaine nationale de la santé mentale, de lundi à dimanche.

Semaine de la santé mentale: la quête de sens d'abord

MONTRÉAL - Pour être en bonne forme, ce n’est pas tout de bouger, de bien s’alimenter et de s’abstenir de fumer; il faut également s’assurer d’«agir pour donner du sens» à son existence.

Il s’agit là du message principal qui sera véhiculé tout au long de la Semaine nationale de la santé mentale qui s’amorcera dès lundi et qui se poursuivra jusqu’à dimanche prochain.

Ce thème a été retenu pour une raison fort simple. Dans le cadre d’une entrevue avec La Presse canadienne, la directrice du Mouvement Santé mentale Québec, Renée Ouimet, a expliqué qu’en l’absence de sens, tout être humain tend à ressentir un malaise, de la tristesse, voire de la détresse.

Elle a ensuite précisé qu’au contraire, «lorsqu’une personne peut faire des choix pour atteindre ses objectifs, qu’elle sent qu’elle fait des progrès et qu’on reconnaît sa valeur, qu’elle aime, se sent aimée et intégrée, elle a alors de nombreux ingrédients» pour être bien dans sa peau.

Mme Ouimet a soutenu que pour qu’un maximum de gens puisse espérer atteindre un tel état, des efforts collectifs se doivent d’être déployés, notamment dans les environnements de travail.

Elle a mentionné que bien des patrons se soucient déjà du bien-être physique de leurs employés,mais qu’ils tendent à ne pas adopter la même attitude par rapport à leur santé mentale.

«C’est plus facile de dire aux travailleurs de faire de l’exercice, de bien manger, mais il faudrait aller un peu plus loin. Parfois, il s’agirait de revoir des choses dans la gestion qui ne sont pas énormes comme les tâches qui sont attribuées à chaque personne. Il faudrait offrir plus d’autonomie au personnel, faire preuve de plus de reconnaissance» à son endroit, a-t-elle résumé.

Renée Ouimet a ajouté que «souvent, les gens ont tendance à individualiser le fait de prendre soin de leur santé mentale».

Or, selon elle, il devrait clairement s’agir d’une préoccupation commune, et ce, tant pour les employés que pour leurs supérieurs hiérarchiques.