Les médecins omnipraticiens gagnent en moyenne près de 250 000 $ par an, tandis que les spécialistes touchent plus de 400 000 $ par an en moyenne.

Québec prêt à réduire l'écart entre les omnipraticiens et les spécialistes

Québec s'attaque à l'écart de rémunération entre les médecins omnipraticiens et leurs collègues spécialistes.
Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, a fait savoir mardi qu'il y avait lieu d'aborder cet enjeu.
Les médecins omnipraticiens gagnent en moyenne près de 250 000 $ par an, tandis que les spécialistes touchent plus de 400 000 $ par an en moyenne.
La Fédération des médecins omnipraticiens (FMOQ) avait réclamé une hausse de la rémunération de ses membres l'hiver dernier pour réduire l'écart, mais M. Barrette y avait vu une tactique de négociation, tandis que le premier ministre Philippe Couillard avait déclaré qu'il y avait d'autres priorités en matière de santé.
«C'est un gouvernement seulement qui peut régler ce problème-là et nous acquiesçons, nous avons choisi de nous attarder à cette problématique et nous allons prendre des décisions», a toutefois dit M. Barrette dans un discours au congrès de l'Association médicale canadienne à Québec en matinée mardi.
Dans un point de presse peu après, le ministre a indiqué que la disparité existera toujours, en raison de la durée de formation, qui est différente.
«Il ne peut pas ne pas y avoir de différentiel, a-t-il affirmé, tout en soulevant une question : Est-ce que le différentiel est trop grand?»
Cependant, ce n'est pas seulement une question de chiffres, a mis en garde M. Barrette qui, il faut le rappeler, a déjà été lui-même président de la Fédération des médecins spécialistes (FMSQ).
«Le problème des médecins [omnipraticiens], c'est qu'ils ne regardent que le chiffre isolément», a-t-il déploré. 
Or selon lui, d'autres facteurs doivent être considérés, soit les responsabilités, les horaires de travail et la charge de travail, entre autres.
La FMOQ a accueilli favorablement les signes d'ouverture du gouvernement. Dans les négociations actuelles sur le renouvellement de l'entente échue depuis 2015, la fédération a fait de ce rattrapage relatif une de ses priorités.