Pour éviter la propagation, Le CSSS de la Haute-Côte-Nord a fermé sa clinique d'ophtalmologie, a mis en place des cliniques spéciales en soirée afin de recevoir les personnes atteintes et a rehaussé ses mesures de contrôle et de prévention des infections.

Plus de 400 cas de conjonctivite au Manicouagan

L'épidémie de conjonctivite qui frappe la Manicouagan cause de sérieux maux de tête aux autorités du Centre de santé de la région, qui doit revoir l'ensemble de ses opérations. On estime que le nombre de cas déclarés est maintenant passé au-dessus de 400, soit environ une centaine de plus dans la dernière semaine.
En confirmant que l'épidémie a démarré après une contamination de la clinique d'ophtalmologie de l'hôpital de Baie-Comeau par un patient atteint, les autorités du centre de santé et de services sociaux (CSSS) ont affirmé que cette clinique, désinfectée au complet la semaine dernière, demeurera fermée pour au moins trois semaines. Les chirurgies ophtalmiques sont aussi interrompues jusqu'à nouvel ordre.
Pour restreindre le plus possible le risque de contagion de ce virus, les autorités ont en fait stoppé toute chirurgie non urgente d'ici jeudi, et peut-être pour toute la semaine. La contagion n'est pas le seul facteur. Il y a aussi que le personnel tombe au combat.
«Il y a 100 employés dans la Manicouagan [touchés par la conjonctivite], et 21 sont revenus au travail», a indiqué le directeur général du CSSS Manicouagan-Haute-Côte-Nord, Daniel Côté, qui doit s'ajuster à la situation tous les jours. «Notre responsabilité reste de donner accès à tous nos services à l'ensemble de la population», a-t-il ajouté.
Après le point de presse, une rumeur circulait selon laquelle le nombre de personnes frappées par l'adénovirus, nom du virus de la conjonctivite, atteindrait le millier. L'Agence de la santé de la Côte-Nord a nié l'information, s'en tenant aux chiffres publiés le matin, notamment que la clinique des «yeux rouges», qui accueille les cas de cette nature, a réalisé 850 consultations depuis la mi-janvier. Du nombre, plusieurs sont venus à deux ou trois reprises pour un suivi. Chaque jour, le nombre de nouveaux cas diminue.
Encore une fois pour éloigner le plus possible l'adénovirus de l'hôpital, cette clinique des yeux rouges a été déplacée dans les anciens locaux de la clinique de physiothérapie de la rue Damase-Potvin. Les visites aux patients du centre hospitalier, interdites depuis une dizaine de jours, le demeurent. L'hôpital n'a pas relevé de nouveaux cas de conjonctivite parmi sa clientèle hospitalisée dans la dernière semaine.