Plus de 200 000 bébés OLO en 20 ans

Au Québec, un enfant sur cinq naît dans un contexte de pauvreté. Cette situation sévit même dans certains quartiers de la riche capitale, qui vit le plein emploi. Pour des centaines de femmes enceintes, c'est la Fondation OLO qui fera la différence et leur permettra de mettre au monde des bébés en santé.
OLO pour oeuf, lait, orange. La méthode a fait ses preuves depuis des décennies. Les futures mamans qui reçoivent ces aliments quotidiennement en plus d'un supplément de vitamines et minéraux mettent au monde des bébés plus gros, plus sains.
En 2012-2013, la Fondation a distribué 629 777 coupons dans la province qui ont permis à 13 000 bébés de naître dans de meilleures conditions. Depuis 20 ans, il y a eu plus de 200 000 bébés OLO.
C'est tout simple, mais ça fait la différence, dit la directrice Élise Boyer.
À ses débuts dans les années 80, le programme reposait vraiment sur le don en mains propres de douzaines d'oeufs, de sacs d'oranges, de litres de lait directement dans les CLSC où les intervenants se démenaient pour trouver les fonds. Mais depuis 1991, une fondation nationale assure le travail de recherche de fonds, qui viennent à la fois de sources privées et publiques. Les CLSC remettent maintenant des coupons aux femmes vivant sous les seuils de faible revenu.
Selon Élise Boyer, le programme rejoint de 75 à 80 % des futures mamans dans le besoin. C'est sur l'île de Montréal qu'il reste des trous à combler. Dans certains quartiers, 59 % des naissances ont lieu dans un contexte de précarité, selon les données du recensement de Statistique Canada de 2006.
1000 jours pour savourer la vie
En ce Mois de la nutrition, la Fondation OLO annonce la mise en place prochaine d'un nouveau projet, 1000 jours pour savourer la vie. Celui-ci consistera à assurer une continuité en matière d'alimentation après la naissance. Mille jours correspondent aux 270 jours d'une grossesse et aux deux premières années de vie. C'est une notion qui est reprise dans de nombreux programmes périnataux, indique Mme Boyer.
L'idée serait d'accompagner les familles dans l'apprentissage de la cuisine, la planification des repas et de contrer les effets de l'insécurité alimentaire.
Deux importants bailleurs de fonds, Avenir d'enfant et Québec en forme, ont déjà confirmé un apport de 4 millions $, dit Mme Boyer.