Depuis le 1er janvier, seulement quatre enquêtes liées à des frais accessoires ont été ouvertes.

Pétitions contre les frais accessoires à l'Assemblée nationale

Deux pétitions totalisant plus de 10 500 signatures réclamant l'abolition des frais accessoires ont été déposées jeudi à l'Assemblée nationale.
Le texte des pétitions rappelle que ces frais enfreignent la Loi canadienne sur la santé, que le Code de déontologie interdit aux médecins de réclamer aux patients des montants excédant le coût réel des médicaments ou du matériel médical et que l'amendement au projet de loi 20 imposera aux patients un montant estimé à 50 millions $ pour des services devant être financés par le régime public, «consacrant ainsi un système à deux vitesses».
Les signataires estiment également que la solution la plus équitable pour régler l'enjeu des frais accessoires demeure l'acquittement de ces sommes par les fonds publics ou par la rémunération des médecins. Ils sont enfin d'avis qu'il est indispensable d'inclure les citoyens dans la réflexion sur l'avenir du système de santé et qu'un débat public sur le financement des cliniques médicales doit avoir lieu.
Risques de dérapage
Selon la députée Diane Lamarre, porte-parole de l'opposition officielle en matière de santé, les pétitions illustrent bien à quel point «la population n'est pas derrière le ministre [de la Santé, Gaétan Barrette] dans cette décision-là».
«Il y a des risques de dérapages parce qu'on élargit la portée des frais accessoires, pouvant permettre que tous les médecins facturent pour des frais de cabinet et d'équipement, alors que ces frais sont déjà inclus dans les enveloppes négociées entre le gouvernement et les médecins», a déploré Mme Lamarre dans un point de presse auquel participaient aussi des médecins et des représentants de la société civile opposés aux frais accessoires.