Il faudrait «au moins une dizaine d'ambulances de plus par jour pour suffire à la demande», signale le président de l'Association des travailleurs du préhospitalier, Frédéric Maheux.

Pénurie d'ambulances dans la région métropolitaine de Québec

Le ministère de la Santé et des services sociaux se dit conscient que des besoins existent au niveau des services ambulanciers dans la région métropolitaine de Québec. La situation est qualifiée de «pénurie d'ambulances» par l'Association des travailleurs du préhospitalier actuellement en moyens de pression.
«Nous sommes au fait qu'il y a des besoins pour la zone métropolitaine de Québec et une analyse globale sera faite dans les prochaines semaines», a déclaré au Soleil une porte-parole du ministère, précisant que l'ajout d'ambulances sur les routes n'était pas l'unique solution à la situation actuelle. 
Elle a également ajouté que depuis 2007, le ministère avait investi 5,25 millions $ dans les services préhospitaliers de la zone de Québec métropolitain par l'ajout de quatre véhicules, d'heures de services et de moniteurs-défibrillateurs semi-automatiques.
«De plus, le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Capitale-Nationale peut également apporter des ajustements pour les besoins quotidiens.»
Situation «grave»
Malgré tout, Frédéric Maheux, président de l'Association des travailleurs du préhospitalier, estime que la situation actuelle est grave avec une hausse de près de 10 % du nombre d'appels depuis 2011. 
«Depuis, il n'y a eu aucun ajout sur la route. Et les soins de base donnés au chevet des patients à leur résidence ont augmenté également. On y passait en moyenne 10 minutes à l'époque alors qu'on parle aujourd'hui de 20 minutes», a-t-il expliqué au Soleil.
Ainsi, un appel qui était traité en une heure par le passé nécessiterait aujourd'hui au moins 1h45. «Nous sommes en surcharge de travail. On aurait besoin d'au moins une dizaine d'ambulances de plus par jour pour suffire à la demande», explique M. Maheux, ajoutant qu'il n'est maintenant pas rare de voir des période de trois à quatre heures d'attente pour les cas non urgents.