Le fentanyl, qui fait des ravages en Amérique du Nord, est soupçonné d'être en cause dans 83% des cas de mortalité par surdose en Colombie-Britannique depuis le début de l'année.

Pas de répit dans la crise des opiacés en Colombie-Britannique

OTTAWA - Les efforts des autorités pour prévenir les surdoses mortelles aux opioïdes au Canada tardent à donner des résultats, la Colombie-Britannique ayant annoncé jeudi un quasi-doublement du nombre de décès cette année par rapport à 2016.

La province du Pacifique est l'épicentre de la crise des opiacés au Canada qui a fait 2800 morts par surdose l'an dernier, principalement au fentanyl, un puissant sédatif.

Depuis le début de l'année, la Colombie-Britannique a dénombré 1103 décès par surdose, en forte hausse par rapport au 607 enregistrés à la même date en 2016, a indiqué le bureau du médecin légiste de la province dans un communiqué.

Le fentanyl, qui fait des ravages en Amérique du Nord, est soupçonné d'être en cause dans 83% des cas de mortalité par surdose en Colombie-Britannique depuis le début de l'année.

Le carfentanyl, encore plus puissant que le fentanyl, a été détecté sur 37 victimes de surdoses entre juin et septembre, selon le communiqué.

La région de Vancouver, troisième ville du pays, a le plus haut taux de mortalité par surdose en Colombie-Britannique, avec 37,8 décès par 100 000 habitants.

Quatre victimes sur cinq sont des hommes et la plupart des surdoses mortelles surviennent dans les cinq jours suivant l'encaissement des chèques d'aide du gouvernement aux bénéficiaires de l'aide sociale.

En février, le gouvernement fédéral avait annoncé une aide de 75 millions $ pour renforcer les services d'urgence et tenter de limiter les surdoses mortelles.

Province encore récemment épargnée par la crise des opiacés, le Québec est également touché et a annoncé jeudi que la naloxone, antidote contre le fentanyl, sera distribué gratuitement dans 1900 pharmacies pour toute personne de plus de 14 ans.