Le ministre d'État aux Sciences et à la Technologie, Greg Rickford, a annoncé vendredi une subvention de 15 millions $ du gouvernement fédéral pour la mise en place de la banque de données.

Nouvelle banque de données à Québec pour mieux traiter les cancers

Les traitements contre le cancer seront plus ciblés et plus efficaces à l'avenir grâce à une nouvelle banque de données gérée à Québec pour tout le pays sur les différents types de cancer et les médicaments qui ont donné des résultats.
La mise en place de cette banque de données a été confirmée, vendredi, avec l'annonce d'une subvention de 15 millions $, répartie sur cinq ans, du gouvernement fédéral. C'est le ministre d'État aux Sciences et à la Technologie, Greg Rickford, qui a fait part de la décision du gouvernement au Centre de recherche de L'Hôtel-Dieu de Québec. Les entreprises pharmaceutiques investiront de leur côté 17 millions $ dans le projet mené par la nouvelle entité Recherche PreThera.
«Avec la technologie, on est capable de trouver les gènes qui sont défectueux et qui causent un cancer. Et on a certaines molécules [médicaments] qui peuvent combattre des types précis de cancer. Le morceau qui manque, c'est l'appariement qui permet d'identifier le patient qui a ce gène avec la molécule. On donne alors au patient la molécule faite pour combattre ce gène en particulier. C'est très précis», a expliqué la pdg de PreThera, Thérèse Gagnon-Kugler.
Le bon médicament
Ce n'est pas tous les cancers du poumon ou du sein qui peuvent être traités avec le même médicament. «Il y a six ou sept différents cancers du poumon qui sont identifiés. Dans le cancer du sein, c'est la même chose. Avec la base de données, on va pouvoir donner le bon médicament au bon type de cancer, a-t-elle dit.
Dans la documentation, on indique que 75 % des patients qui ont un cancer du côlon ne répondent pas aux traitements qui leur sont donnés selon l'approche classique. Il faut alors procéder par essai et erreur pour trouver le bon traitement. Avec la nouvelle approche, une analyse de l'ADN des patients guidera les cliniciens vers le bon traitement.
Mme Gagnon-Kugler a confiance que la nouvelle approche permettra également d'accélérer la sortie de nouveaux médicaments contre le cancer. Pour la confection de la banque de données, les patients du CHU de Québec et les médecins seront mis à contribution dans un premier temps ainsi que les autres centres de cancérologie au Québec. Par la suite, on compte recueillir des informations sur les cancers et les traitements dans le reste du pays.