Ces voyageurs arrivant de Chine ont pris des précautions pour éviter la propagation du coronavirus, qui a rendu malades des centaines de personnes dans le pays asiatique et causé 17 morts.
Ces voyageurs arrivant de Chine ont pris des précautions pour éviter la propagation du coronavirus, qui a rendu malades des centaines de personnes dans le pays asiatique et causé 17 morts.

Mystérieux virus chinois: cinq personnes sous surveillance au Québec

Il y a cinq personnes qui sont présentement sous surveillance dans les hôpitaux du Québec, en lien avec le coronavirus qui sème l’inquiétude en Chine.

Pour l’instant, rien n’indique que ces personnes ont effectivement contracté le virus potentiellement mortel, mais elles reviennent de Chine et ont des symptômes de maladies respiratoires qui méritent de ne rien laisser au hasard.

Elles sont présentement en observation dans des hôpitaux de Montréal et de Québec.

Au total, au cours des derniers jours, six voyageurs en provenance de Chine ont fait l’objet d’un examen des autorités médicales. Une d’elles a déjà obtenu son congé, mercredi, les tests étant négatifs.

Ces informations ont été fournies mercredi par le directeur national de la santé publique, Horacio Arruda, en conférence de presse.

Ce dernier a cherché à se faire rassurant, en affirmant que tout était en place dans le réseau de la santé pour intervenir rapidement si jamais un cas de coronavirus était détecté au Québec.

Des instructions ont été données pour détecter d’éventuels cas problèmes dans les aéroports et dans les salles d’urgence des hôpitaux.

Les principaux symptômes sont la fièvre, la toux et des difficultés respiratoires.

Dans la région de Wuhan, en Chine, la propagation du nouveau virus a rendu malades des centaines de personnes et fait 17 morts jusqu’à maintenant.

L’intervention de M. Arruda est survenue alors qu’à Genève, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) doit déterminer si l’éclosion doit être considérée comme une «urgence de santé publique de portée internationale».

Quoi qu’il en soit, le Québec est déjà en état d’alerte. «Nous agissons exactement comme si c’était une urgence internationale», a observé M. Arruda, étant donné que régulièrement des voyageurs reviennent de Chine et «pourraient avoir la maladie».

«On préfère pécher par excès que de laisser un cas se promener dans la communauté», a-t-il commenté.

À l’aéroport de Los Angeles, des passagers se protégeaient avec des masques.

En termes de niveau de risque au Québec, M. Arruda a qualifié la situation actuelle de «surveillance importante» et non de contexte «épidémique».

À l’heure actuelle, rien ne justifie de recommander aux Québécois de ne pas se rendre en Chine, a-t-il dit. Cependant, les voyageurs qui se préparent à y aller devraient faire preuve de prudence, éviter les marchés d’oiseaux, les marchés de poisson et les contacts avec les animaux dans les marchés.

De son côté, le médecin-hygiéniste en chef de l’Ontario, David Williams, affirme que le pays est bien mieux placé pour réagir à l’éclosion qu’il y a 17 ans, lorsque le syndrome respiratoire aigu sévère — le SRAS — avait fait au moins 774 morts dans le monde, dont 44 au Canada, dans la grande région de Toronto.

Le docteur Williams explique que les chercheurs ont déjà identifié le nouveau coronavirus et qu’une méthode pour le tester est déjà utilisée, ce qui n’était pas le cas pour les premiers stades de l’épidémie de SRAS en 2002.