Des travaux doivent être entrepris pour aménager la maison, qui contiendra 13 chambres pour les enfants et leur famille.

Michel Dallaire offre sa résidence aux enfants malades

La résidence de l'homme d'affaires Michel Dallaire se transformera dès l'an prochain en maison de répit pour les enfants lourdement handicapés et ceux qui sont en fin de vie. Elle deviendra ainsi la toute première maison de soins palliatifs pour enfants de l'est du Québec.
<p>Le président de Cominar, Michel Dallaire</p>
«C'est la maison que mon père a construite, et je pense qu'on poursuit ainsi son oeuvre», exprime Michel Dallaire, président de Cominar, lorsque Le Soleil l'a joint au téléphone. M. Dallaire s'est montré satisfait jeudi que la Ville de Québec ait accepté de modifier le zonage du 733-735, rue du Rhône, dans Charlesbourg, pour permettre l'installation de ce futur organisme de santé. 
La maison, évaluée à 2,2 millions $, est située dans un quartier résidentiel tout ce qu'il y a de plus anonyme et occupe un si grand terrain qu'elle est non visible de la rue. «Il y a un grand boisé qui l'entoure. C'est un environnement idéal pour ça, on ne dérange personne», explique M. Dallaire. 
Le projet mijote dans l'esprit de la famille depuis le mois de décembre, alors que la résidence a été remise à la Fondation Jules-Dallaire, avec l'idée d'en faire profiter la société. 
La famille Dallaire a décidé de s'allier à l'organisme Laura Lémerveil et à sa fondatrice, Sandra Lambert, afin de créer un endroit pour accueillir temporairement les enfants lourdement handicapés, question de donner du répit à leurs parents. La fondation a aussi été sensible au rêve des pédiatres Hélène Roy et Julie Laflamme, du CHUL, qui souhaitaient ouvrir une maison en soins palliatifs pour les enfants. «Lorsqu'un enfant est en fin de vie à Québec et qu'il demande beaucoup de soins, il n'y a aucune ressource. Il faut que ça se fasse à l'hôpital», soutient M. Dallaire. 
La Maison Michel-Sarrazin est la seule spécialisée en soins palliatifs à Québec et accueille seulement les patients de 18 ans et plus. Le Phare, à Montréal, est la seule autre maison de fin de vie pour les enfants au Québec.
«Étapes à franchir»
L'accord de la Ville est un premier pas dans la bonne direction pour ce projet. «Mais il reste plusieurs étapes à franchir», dit M. Dallaire. Des permis doivent notamment être obtenus du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de Québec.
Des travaux doivent être entrepris pour aménager la maison, qui contiendra 13 chambres pour les enfants et leur famille. M. Dallaire espère une ouverture l'été prochain.