Une vingtaine de médecins de l’hôpital de Rimouski ont pris part à une sortie publique, lundi, visant à demander que le campus de médecine satellite soit à Rimouski.

Médecins et élus de Rimouski veulent le campus de médecine satellite

RIMOUSKI — Le campus de médecine satellite que songe implanter l’Université Laval à Lévis devrait plutôt être à Rimouski. C’est le cri du cœur qu’ont lancé des élus et une vingtaine de médecins réunis devant l’hôpital de l’endroit, lundi.

«Notre démarche est motivée par le bien-être de la population du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie, a lancé la porte-parole des médecins en faveur de la décentralisation du campus de médecine à Rimouski, l’hémato-oncologue Gabrielle Gagnon. Une faculté de médecine décentralisée à Rimouski, c’est notre chance de mettre fin aux bris de services qui sévissent en Gaspésie et au Bas-Saint-Laurent: que ce soit les fermetures de salles d’opération à Notre-Dame-du-Lac, à Sainte-Anne-des-Monts, à Chandler, à La Pocatière ou à Matane par manque de chirurgien ou d’anesthésiste ou que ce soit le manque de médecin à Paspébiac pendant la nuit.»

Volonté et capacité

Dans une lettre envoyée le 7 mai à la ministre de l’Enseignement supérieur, Hélène David et au ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, 170 médecins du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie demandent que ce campus soit à Rimouski. «Nous avons non seulement la volonté de le faire, mais aussi la capacité de le faire», assure la Dre Gagnon. Sur les quelque 200 médecins que compte l’hôpital de Rimouski, 122 ont joint le mouvement. «Il y a quelques médecins qui ont exprimé des réticences, probablement parce qu’ils ne veulent pas d’une tâche supplémentaire en enseignement, croit la porte-parole de l’hôpital.» À peine 72 heures après sa mise en ligne, une pétition (goo.gl/GTSbNx) avait recueilli près de 1100 signatures. 

Des représentants de tous les partis politiques ont pris part à la sortie publique: les députés péquistes Harold LeBel et Pascal Bérubé ainsi que le co-porte-parole de Québec solidaire, Julien Fecteau-Robertson. Dre Gagnon a confirmé que le député libéral de Rivière-du-Loup-Témiscouata, Jean D’Amour, avait communiqué avec elle pour signifier son soutien. «Ça démontre bien que la démarche qui est entreprise va réunir toute la population, a indiqué le maire de Rimouski, Marc Parent. Je trouve inconcevable que la ville de Rimouski ait été écartée.» Le préfet de Rimouski-Neigette a également fait part de son appui.