Loi 31: des pharmaciens salariés craignent la surcharge de travail

La Presse Canadienne
MONTRÉAL - Un regroupement de pharmaciens salariés du Québec craint que l’entrée en vigueur de la loi 31 qui consent de nouveaux pouvoirs aux pharmaciens ne provoque chez leurs membres une surcharge de travail qui pourrait nuire à leur propre santé.

En vertu de la loi 31 adoptée par l’Assemblée nationale en mai dernier, les pharmaciens ont désormais la possibilité de prolonger des ordonnances, donner des vaccins et prescrire certains médicaments, dont ceux offerts en vente libre. Ils peuvent aussi évaluer la condition physique et mentale d’une personne dans le but d’assurer l’usage approprié des médicaments.

L’Association professionnelle des pharmaciens salariés du Québec (APPSQ) constate que la loi 31 augmentera l’accessibilité aux soins de santé de première ligne pour les patients.

Cependant, la présidente, Karina Savoie, prévoit que l’arrivée de nouveaux services pharmaceutiques augmentera la pression sur les pharmaciens salariés. Mme Savoie affirme qu’avant l’arrivée de ces nouveaux actes, trois pharmaciens sur quatre affirmaient que la charge de travail avait un impact sur leur propre santé.

L’Association tient à prioriser certaines interventions, notamment en matière de surcharge administrative, des rôles et des responsabilités des intervenants dans le circuit du médicament, la planification de la main-d’oeuvre et l’organisation du travail.