L'Institut de réadaptation en déficience physique honore Maurice Tanguay

William Chouinard, 16 ans, a quitté l'Institut de réadaptation en déficience physique de Québec (IRDPQ) mercredi, après un séjour de cinq mois pour recevoir des soins à la suite d'une hémorragie cérébrale qui a paralysé le côté droit de son corps. Dorénavant, il poursuivra un programme de réhabilitation à l'hôpital de Montmagny.
L'adolescent de Saint-Jean-Port-Joli et sa mère, Sylvie Bélanger, qui a passé les cinq derniers mois en permanence avec lui, ont livré leur témoignage à la presse, mercredi, dans la foulée de la désignation d'une unité de l'IRDPQ au nom de l'homme d'affaires Maurice Tanguay, qui se consacre depuis plus de 20 ans au mieux-être des enfants affligés d'un handicap.
L'honneur lui a été fait à la suite d'un don de 250 000 $ de la Fondation Maurice-Tanguay à la Fondation Élan, de l'IRDPQ. Le président du conseil d'administration de cet organisme, Guy Béliveau, a tenu à donner «un coup de chapeau bien senti à l'endroit de ce grand homme de coeur».
<p>De gauche à droite, Guy Béliveau, président du C. A. de la Fondation Élan; l'homme d'affaires Jacques Tanguay; la jeune Marie-Xavier Fortin et Olivier Tanguay, fils de Jacques.</p>
Le lieu de l'IRDPQ baptisé du nom de l'homme d'affaires, absent mercredi pour des raisons de santé, a été choisi en raison de sa signification, puisque situé «en plein coeur» du point de service consacré aux enfants et adolescents de 0 à 18 ans. L'aile comprend 15 chambres individuelles, adaptées selon les besoins. La durée des séjours varie de quelques jours à plusieurs mois, comme ce fut le cas pour le jeune William.
C'est le fils de Maurice Tanguay, Jacques, qui a reçu l'honneur au nom de son père. «Je suis excessivement fier, explique-t-il au Soleil. Depuis plus de 20 ans, mon père a fait énormément pour les enfants malades et handicapés à travers sa fondation qui remet 2,5 millions $ par année à cette cause. Je dirais que rendu à son âge [83 ans], c'est sa raison de vivre.»