Nicolas Blais, Randall Russell, Francine Lyrette et Louis-Frédéric Blais participeront à la Marche du rein en juin.

L’importance du don d’organes

Nicolas Blais fera don d’un de ses reins à son fils Louis-Frédéric qui est atteint d’une maladie rénale génétique très rare.

Pour ce père de famille du secteur Aylmer à Gatineau, il s’agit d’un geste naturel afin que son garçon de 12 ans puisse reprendre une vie normale. Si tout va bien, les opérations auront lieu d’ici la fin de l’année à Montréal. « S’il n’y a pas de transplantation, d’ici un an maximum Louis-Frédéric devra retourner en dialyse. Ça, c’est trois fois par semaine, autour de six heures par jour », a expliqué M. Blais, précisant qu’un nouveau rein devrait permettre à son fils d’être moins à risque devant les maladies et d’avoir beaucoup plus d’énergie.

L’homme de 47 ans participera avec son fils le 3 juin prochain à la 12e édition de la Marche du rein de Gatineau, tout comme le couple formé de Francine Lyrette et Randall Russell, les coprésidents de l’événement. L’activité qui aura lieu au complexe sportif de la polyvalente Mont-Bleu vise à amasser des fonds pour la Fondation canadienne du rein pour la recherche et la sensibilisation au don d’organes.

M. Russell est né avec une maladie rénale héréditaire appelée reins polykystiques. Il a reçu son diagnostic à 29 ans. Il a eu une greffe du rein il y a huit mois à l’âge de 60 ans, gracieuseté de sa femme. L’opération a eu lieu à l’Hôpital général d’Ottawa. « Malheureusement, mon fils est affecté. Mon père a été atteint, sa mère aussi et mon arrière-grand-père. Ça suit d’une génération à l’autre. Je dois dire, et c’est encourageant, que chaque génération a pu bénéficier de meilleurs soins et de meilleurs résultats que la précédente », a expliqué M. Russell.

Randall Russell prend 14 médicaments par jour. Les médicaments antirejet lui causent de l’anxiété.

« Je dois les prendre pour le restant de mes jours, a indiqué M. Russell. Avec le temps, on diminue les doses et je me sens de mieux en mieux. Les trois ou quatre premiers mois ont cependant été difficiles ».

M. Russell est encore aujourd’hui agréablement surpris des résultats de la greffe. « C’est vraiment extraordinaire que les médecins aient pu enlever un rein de mon épouse et le mettre dans mon corps, et qui a pu commencer immédiatement à filtrer mon corps. C’est incroyable. L’opération n’a pas été si dure, mais les médicaments sont difficiles à tolérer pendant un certain temps. Mais on s’habitue », a-t-il expliqué.

Mme Lyrette avait passé les examens pour savoir si elle était compatible avec son conjoint pour lui faire don d’un rein après avoir su qu’il devait aller en dialyse. Le match fut parfait. M. Randall se considère très chanceux puisque de nombreuses personnes doivent attendre des années et subir les désagréments de la dialyse.

Le nombre de personnes traitées pour l’insuffisance rénale terminale a considérablement augmenté au cours des deux dernières décennies, précisent les organisateurs de la Marche du rein. Certains facteurs comme le vieillissement de la population, l’augmentation du nombre de cas de diabète et d’hypertension font que l’insuffisance rénale continue de gagner du terrain.

À Gatineau, on estime que 645 personnes sont affectées par l’insuffisance rénale. Chaque année au Québec, 1000 personnes reçoivent un diagnostic d’insuffisance rénale chronique, selon la Fondation canadienne du rein.

L’inscription à la Marche se fait en ligne au www.marchedurein.ca.