Des élus de la FIQ et des membres des syndicats affiliés ont participé à une action de visibilité afin de réclamer des milieux de travail sécuritaires, du répit, une rémunération à la hauteur des risques encourus et le respect des conventions pour les professionnels de la santé.
Des élus de la FIQ et des membres des syndicats affiliés ont participé à une action de visibilité afin de réclamer des milieux de travail sécuritaires, du répit, une rémunération à la hauteur des risques encourus et le respect des conventions pour les professionnels de la santé.

Les professionnelles en soins du Québec sont «mortes de fatigue» [VIDÉO] 

Elles étaient déjà «à bout de souffle» avant la pandémie, elles sont maintenant «mortes de fatigue», annonce-t-on devant l’hôtel le Concorde à Québec où des élus de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) et des membres des syndicats affiliés ont participé à une action de visibilité afin de réclamer des milieux de travail sécuritaires, du répit, une rémunération à la hauteur des risques encourus et le respect des conventions pour les professionnels de la santé.

Sous le slogan «Mortes de fatigue», les élus de la FIQ et des membres des syndicats se sont relayés à différents endroits dans la province entre 11h et 16h ce mercredi afin de faire entendre leur mécontentement, notamment à l’endroit des arrêts ministériels qui permettent aux employeurs de reporter les vacances du personnel soignant.

À Québec, la vice-présidente et le vice-président de la FIQ, Linda Lapointe et Jérôme Rousseau, étaient attendus dès 11h30 devant le Concorde, centre désigné pour les patients atteints de COVID-19. Une quarantaine de personnes se sont jointes à eux. Tout en respectant les mesures de distanciation, elles ont bloqué la circulation sur la Grande-Allée à Québec alors que des personnes prenaient la parole à tour de rôle. Elles se sont ensuite couchées sur le sol afin de représenter de manière symbolique les personnes «mortes de fatigue».

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Patricia Lajoie

Patricia Lajoie, présidente du Syndicat des professionnelles en soins de la Capitale-Nationale, était également sur place pour défendre le droit aux vacances du personnel soignant. «Si nous avons une deuxième vague, c’est encore elles qui seront au front, donc elles doivent avoir ces vacances et se reposer», déclare Mme Lajoie.