Éric Caire, porte-parole de la CAQ en matière de transports, dénonce la décision du gouvernement péquiste d'ajouter des voies réservées quand il élargit les autoroutes. 

Les dons d'Yves Bolduc, de «l'argent sali» dit Éric Caire

Même s'il est convaincu que les organismes caritatifs en feront bon usage, c'est de «l'argent sali» que le ministre Yves Bolduc leur verse, considère le député caquiste Éric Caire.
«On ne peut pas s'acheter une moralité avec l'argent des autres, a commenté mardi le député de La Peltrie. Il ne méritait pas cet argent. Il n'est pas à lui. À mon avis, cet argent-là a été sali par Yves Bolduc.»
Le ministre Bolduc ne rembourse que 55 000 $ des 215 000 $ empochés en raison d'une «loi pleine de trous» qu'il a «lui-même mis en place», selon lui. «Ça le rend éthiquement et moralement inapte à demeurer ministre», martèle le député caquiste. 
Le premier ministre Philippe Couillard qui avait promis un gouvernement éthique et transparent doit se résigner à démettre M. Bolduc parce qu'il est «en train de faire couler l'ensemble du conseil des ministres». 
M. Caire n'est pas tendre envers le procédé utilisé par le ministre Bolduc pour dévoiler le résultat des vérifications de la Régie de l'assurance maladie du Québec. «Je suis scandalisé par le geste de lâcheté qu'Yves Bolduc vient de poser, rage le député. Il s'explique dans un laconique communiqué de presse au lieu de rencontrer les médias et de répondre aux questions comme sa fonction l'exige. Ça le discrédite encore plus.»
Au Parti québécois, la députée Diane Lamarre demande aussi la démission du libéral et le remboursement de l'ensemble des 215 000 $. Elle juge que le ministre Bolduc n'a pas fait la démonstration à la population qu'il a réellement saisi la gravité de ses gestes. S'il n'avait pas compris au moment où il empochait la prime, il a eu amplement le temps d'en prendre conscience depuis que la controverse a éclaté au grand jour, fait-elle valoir. 
«C'est indigne d'un ministre, estime-t-elle. Il y a un bris de confiance quant à la vision qu'un ministre doit avoir de son éthique. C'est en train de rejaillir sur l'image des membres de son gouvernement.»