L’accès au DSQ permettra aux dentistes et autres professionnels du milieu de la santé d’avoir diverses informations médicales sur les patients afin d’offrir des traitements mieux adaptés aux besoins de ces derniers.

Les dentistes auront accès au Dossier santé Québec

Les dentistes pourront finalement avoir accès au Dossier santé Québec (DSQ), apprend-on dans l’analyse d’impact du Règlement d’application de la Loi concernant le partage de certains renseignements de santé.

Le projet de règlement prévoit notamment l’ajout de «nouveaux intervenants» qui pourront «se voir attribuer des autorisations d’accès à une banque de renseignements de santé d’un domaine clinique ou au système de gestion des ordonnances électroniques de médicaments», précise-t-on dans l’analyse d’impact réglementaire qui vient d’être rendue publique par le ministère de la Santé.

Parmi ces nouveaux intervenants : les dentistes, qui réclamaient depuis un certain temps l’accès au DSQ. L’an dernier, l’Ordre des dentistes du Québec affirmait que le fait pour un dentiste de ne pas avoir accès au DSQ avait failli avoir des conséquences «extrêmement sérieuses» pour une patiente.

La femme s’était présentée aux urgences d’un centre hospitalier, où elle avait été vue par un dentiste spécialiste en chirurgie buccale et maxillo-faciale. Une médication lui avait été prescrite par le dentiste alors que ce dernier n’avait accès à aucune information relative à une allergie potentielle, rapportait l’Ordre professionnel.

«La patiente était de retour à l’hôpital quelques heures plus tard avec des signes évidents de réaction allergique. Heureusement, elle a pu être traitée sans subir de conséquences. Par le simple accès au DSQ, cette situation aurait pu être évitée», plaidait l’Ordre des dentistes dans un communiqué.

D’autres intervenants

Outre les dentistes, les travailleurs sociaux, les nutritionnistes, les diététistes, les technologues en laboratoire, les technologues en imagerie médicale, les physiothérapeutes, les thérapeutes en réadaptation physique de même que les inhalothérapeutes pourront avoir accès au DSQ.

Dans son analyse d’impact réglementaire, le ministère de la Santé rappelle qu’il a reçu au cours des dernières années plusieurs lettres lui demandant de permettre l’accès à davantage d’intervenants au DSQ. Il y a donné suite afin d’améliorer la collaboration interprofessionnelle et d’apporter une meilleure prestation de soins aux patients québécois, explique-t-il.

Le document du ministère de la Santé prévoit par ailleurs l’ajout de renseignements de santé aux domaines cliniques «médicament» et «sommaire d’hospitalisation» du DSQ.

Le ministère estime que les nouvelles modalités engendreront des coûts de 7,9 millions $ pour les entreprises privées, soit 4,3 millions $ pour les renseignements ajoutés au domaine «sommaire d’hospitalisation» de la part des médecins et 3,6 millions $ pour ce qui est des pharmacies communautaires.

Ces coûts associés au développement de solutions informatiques seront cependant financés en totalité par le biais de programmes de financement et d’ententes gouvernementales, précise-t-on.