Les baignoires à remous dégagent des gouttelettes d’eau en suspension. Ils peuvent donc être une source de contamination à la légionellose. Il est recommandé de bien les nettoyer

Les cas de légionellose en hausse au Québec

Les cas de légionellose sont en hausse au Québec depuis 2006, révèle le dernier bulletin Flash Vigie du ministère de la Santé, qui explique la situation notamment par le vieillissement de la population.

Alors que l’incidence de la légionellose était relativement stable jusqu’en 2005 (taux brut d’incidence oscillant entre 1,5 et 4,6 pour 1 000 000 habitants), elle a amorcé une tendance à la hausse en 2006, toujours observable en 2017, note le ministère de la Santé. 

Si on fait abstraction de 2012, année où le Québec a connu la plus importante éclosion de son histoire, avec 183 personnes atteintes et 13 décès dans la capitale, le taux brut d’incidence annuel est passé de 4,7 à 21,6 pour 1 000 000 habitants entre 2006 et 2017. 

Selon le ministère de la Santé, cette augmentation peut être attribuable à plusieurs facteurs, dont l’amélioration de la détection et de la déclaration des cas, une plus grande vulnérabilité de la population à la maladie (population vieillissante et utilisation accrue de traitements immunosuppresseurs, par exemple) et une plus grande utilisation de sources potentielles de légionellose (climatiseurs, fontaines, spas domestiques, systèmes de tuyauteries complexes favorables à la colonisation de bactéries, etc.).

L’été dernier, 10 cas de légionellose associés à une exposition potentielle dans la ville de Granby ont fait l’objet d’une enquête de la Direction régionale de santé publique de l’Estrie. Les nombreux prélèvements environnementaux effectués n’ont pas permis d’identifier une source commune à risque, rapporte le ministère. Les hypothèses restent selon lui une source environnementale intermittente à Granby ou plus d’une source d’exposition à Granby ou ailleurs. 

Toujours en 2017, la Direction de santé publique de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec a détecté une éclosion de 10 cas de légionellose. L’enquête aurait permis d’identifier une tour de refroidissement à l’eau située dans le centre-ville de Trois-Rivières.

La source la plus souvent en cause

Les tours de refroidissement à l’eau apparaissent comme la source de contamination le plus souvent en cause lors d’éclosions d’envergure (comme à Québec en 2012). Des nouvelles dispositions relatives à l’entretien des tours adoptées en 2014 obligent maintenant les propriétaires à transmettre à la Régie du bâtiment du Québec des renseignements précis concernant leur installation et à mettre en place un programme d’entretien.

Sauf qu’il existe d’autres sources d’exposition à la légionellose, notamment au domicile, rappelle le ministère. Pour prévenir les risques d’infection, il est notamment recommandé de maintenir la température du chauffe-eau à 60°C, de limiter la durée des douches afin de ne pas épuiser la réserve d’eau chaude dans le chauffe-eau et de bien nettoyer les appareils qui dégagent des gouttelettes d’eau en suspension (pomme de douche, baignoire à remous, humidificateur, etc.)