Les burgers au poulet Sans Nom pourraient causer une éclosion de salmonellose

Une éclosion d’infections à une forme de salmonellose, la Salmonella enteritidis, décelée dans huit provinces où ont été répertoriés des cas de maladie chez les humains pourrait être liée à la consommation de burgers de poulet de la marque Sans Nom vendus dans les chaînes des Compagnies Loblaw, a laissé entendre samedi l’Agence de la santé publique du Canada.

L’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) a d’ailleurs lancé un avis de rappel d’aliments pour le produit en question, dont la date de péremption est le 6 février 2019.

Plus tôt, les Compagnies Loblaw avaient annoncé le rappel, «par mesure de précaution», de certains emballages de burgers de poulet Sans Nom. L’entreprise avait reconnu que ces produits pouvaient présenter un risque de salmonelle s’ils ne sont pas préparés correctement. Les produits étaient vendus dans tout le pays par les différentes chaînes de Loblaw comme Maxi, Provigo et Intermarché.

L’entreprise assure que tous les produits concernés ont été retirés des tablettes et que les clients peuvent retourner le produit à n’importe quel magasin où les produits Sans Nom sont vendus. Un remboursement complet leur sera donné.

Selon l’Agence de la santé publique du Canada, il y a 59 cas d’infection à la Salmonella enteritidis au Canada, dont 19 au Québec, 14 en Ontario et trois dans les Maritimes. Dix personnes ont dû être hospitalisées, mais heureusement, aucun décès n’a été signalé. Les personnes ont été malades entre mars et mai 2018.

L’agence fédérale a expliqué par voie de communiqué que «plusieurs personnes malades faisant partie de l’éclosion ont signalé avoir consommé des burgers de poulet de la marque Sans Nom avant de tomber malades [et qu’] un échantillon d’aliments provenant (du produit) avait obtenu un résultat positif à un test de dépistage de Salmonella enteritidis».

L’ACIA continue de mener enquête sur l’éclosion, en collaboration avec l’Agence de la santé publique du Canada et Santé Canada.

Elle a indiqué «que le risque pour les Canadiens [était] faible».

«Il est possible de prévenir la salmonellose en adoptant de bonnes pratiques de manipulation, de préparation et de cuisson pour préparer ces types de produits alimentaires», ajoute-t-elle dans le communiqué.