Il manquerait d’ambulances, selon le président de l’ATPH.

Les ambulanciers débordés

Malgré une surcharge de travail des ambulanciers, qui n’arrivent pas à répondre à la demande, le CIUSSS de la Capitale-Nationale refuse de mettre sur la route plus d’ambulances, selon l’Association des travailleurs du préhospitalier (ATPH).

Mercredi, un patient, dont l’état de santé était catégorisé en urgence 1, est devenue inconscient parce qu’aucune ambulance ne pouvait prendre l’appel. Une autre ambulance qui devait se rendre auprès d’une personne souffrant d’une crise cardiaque a été réquisitionnée pour répondre à l’appel de la personne inconsciente. 

«On met les personnes en danger, c’est problématique», a déploré le président de l’ATPH, Frédéric Maheux, qui ne comprend pas pourquoi le CIUSSS refuse plus d’ambulances alors qu’il y a du personnel disponible pour travailler.

Les ambulanciers se retrouvent également avec une surcharge de travail parce que certaines équipes sont bloquées dans les hôpitaux. «Il y a beaucoup de malades en ce moment avec la grippe, la gastro, et il y a un manque de lit. Donc les ambulanciers doivent attendre avec le patient sur la civière», a expliqué M. Maheux.

Selon le président du syndicat, le CIUSSS a accepté d’envoyer deux ambulances supplémentaires, mercredi, mais il en aurait fallu cinq ou six pour répondre aux besoins. «On a même dû forcer pour avoir la seconde ambulance, ça n’a pas de sens», a-t-il pesté. Le CIUSSS a refusé d’expliquer au syndicat la raison d’un tel refus.