Jusqu'à maintenant, aucun cas d'infection par ce virus n'a été rapporté cette année, mais le Ministère s'attend à recevoir des confirmations à la suite de tests de laboratoire au cours des prochaines semaines.

Le virus du Nil est de retour à Québec

Le virus du Nil est de retour au Québec. Sa présence a été confirmée chez des moustiques, des maringouins, a fait savoir, mercredi, le ministère de la Santé et des Services sociaux.
Jusqu'à maintenant, aucun cas d'infection par ce virus n'a été rapporté cette année, mais le Ministère s'attend à recevoir des confirmations à la suite de tests de laboratoire au cours des prochaines semaines.
L'an dernier, les infections de 32 personnes au Québec ont été déclarées au ministère de la Santé. Un cas a été rapporté dans la région de Québec et deux l'avaient été en 2012. Une personne est décédée après avoir été infectée dans la région de Québec en 2004. En 2013, il y a eu 134 cas déclarés et cinq décès pour tout le Québec.
Selon le bilan fait en 2013, les régions les plus à risque demeurent celles de la Montérégie (14 cas), de Laval (5 cas) et de Montréal (4 cas). Un décès a été rapporté à Montréal l'an dernier en lien avec le virus du Nil qui peut causer une méningite, une encéphalite. Des personnes infectées peuvent demeurer avec des problèmes neurologiques. Environ 80 % des personnes dont le cas a été déclaré ont eu des séquelles neurologiques.
Contrairement à l'impression générale, les moustiques porteurs du virus du Nil se retrouvent davantage dans les eaux stagnantes en milieu urbain qu'à la campagne, a souligné la directrice la protection de la santé publique, la Dre Danielle Auger. On invite donc les résidents des villes à éliminer les eaux stagnantes sur les toiles de piscine, dans les pneus, les gouttières bouchées. Elle rappelle que ces moustiques sont plus actifs au lever et à la tombée du jour.
Les personnes les plus susceptibles de développer des complications sont celles de 50 ans et plus, qui ont une maladie chronique ou un système immunitaire affaibli à la suite de traitements. En moyenne, les symptômes d'une infection par le virus du Nil apparaissent quatre à cinq jours après la piqûre de l'insecte. Toutefois, la grande majorité des gens ne développeront aucun symptôme.
Pour diminuer les risques, le Ministère rappelle à la population d'utiliser un produit chasse-moustiques à base de DEET, d'icaridine ou d'eucalyptus citron.