Le tabagisme diminue la survie au mélanome

MONTRÉAL - Les chances des fumeurs de survivre à un mélanome sont inférieures de 40 pour cent à celles de patients qui n’ont jamais fumé, révèle une nouvelle étude britannique.

L’étude financée par Cancer Research UK portait sur plus de 700 patients principalement originaires du nord de l’Angleterre. Les chercheurs de l’Université de Leeds ont constaté que le tabagisme semblait interférer avec la réponse du système immunitaire au mélanome, réduisant ainsi les chances de survie.

Les scientifiques estiment que les patients atteints d’un mélanome - et surtout d’un mélanome malin, la forme la plus dangereuse de cancer de la peau - devraient donc tout mettre en oeuvre pour cesser de fumer.

Les chercheurs ont constaté que les fumeurs avaient 40 pour cent moins de chances de survivre à leur mélanome que les patients qui n’avaient pas fumé depuis au moins dix ans avant leur diagnostic.

Les scientifiques précisent toutefois qu’il est impossible de conclure que le tabagisme est directement responsable du taux de survie réduit.

L’auteure principale de l’étude, Julia Newton-Bishop, compare le système immunitaire à un «orchestre». Leur recherche, dit-elle, porte à penser que le tabagisme empêche cet orchestre de jouer de manière harmonieuse: les musiciens continuent à jouer, mais de manière plus désorganisée.

La réponse immunitaire des fumeurs au mélanome serait donc moins efficace que celle des non-fumeurs.

Les conclusions de cette étude sont publiées par le journal médical Cancer Research.