Le ministre de la Santé Gaétan Barrette

Le ministre Barrette salue le courage de sa conjointe

Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, persiste et signe: il n'y a aucun problème au fait que sa conjointe, la Dre Marie-Josée Berthiaume, ait assisté vendredi à une rencontre de l'ARQ portant sur la couverture publique des échographies faites en clinique privée, qui fait actuellement l'objet de difficiles négociations entre Québec et les radiologistes. Il salue même son «courage» de s'y être présentée.
En mêlée de presse à l'entrée du Conseil des ministres, mardi, le ministre Barrette a refusé de voir en la présence de sa conjointe à cette rencontre quelque conflit d'intérêts. 
«Où est le conflit d'intérêts pour une membre [de l'Association des radiologistes du Québec] qui paie ses cotisations et qui se rend dans une assemblée convoquée dûment?» a demandé le ministre, avant d'ajouter qu'il y aurait plutôt lieu de «saluer le courage de cette personne» et de souligner «la couardise» des radiologistes qui se sont exprimés anonymement dans les médias.
Le ministre de la Santé a balayé du revers de la main les critiques des radiologistes, qui se sont dits mal à l'aise de discuter de stratégies de négociations devant la Dre Berthiaume. 
«Quand j'étais président de la Fédération [des médecins spécialistes du Québec], j'avais un candidat de Québec solidaire dans ma salle à toutes les réunions, j'avais la conjointe d'un conseiller très proche de François Legault, j'avais le vice-président d'un comté du Parti québécois, j'avais un ami personnel du très regretté Jean Lapierre et j'avais un ami personnel du ministre de la Santé d'alors, Philippe Couillard», a énuméré le ministre Barrette pour illustrer le fait qu'il n'a «jamais été dérangé» par l'idée que ses stratégies de négociations s'en aillent «directement dans les oreilles de tous les partis politiques et des journalistes».
«Moi, je vais vous dire une chose, si on n'est pas capable de défendre devant sa propre salle quelque chose qu'on aura à défendre sur la place publique, ben il y a un problème, et je vais les laisser régler leurs problèmes», a décoché le ministre à l'endroit des radiologistes.
Une rencontre de négociations entre Québec et les radiologistes a eu lieu lundi soir, mais elle n'aurait abouti à rien de concret. Les parties devaient se revoir mardi. Avec Simon Boivin
Le dossier des frais accessoires bientôt réglé
Le ministre Gaétan Barrette se défend d'avoir agi de façon précipitée dans le dossier des frais accessoires.
«Les frais accessoires, c'est quelque chose qui était annoncé depuis le mois de mai. Tout le monde a eu amplement le temps de se préparer. Leur abolition ne fait pas l'affaire de ceux qui en bénéficiaient. [...] Quand on perd une de marge susbtantielle de profits, c'est sûr que ce n'est pas agréable, je le comprends très bien. Tout comme je comprends que des gens puissent faire une bataille d'opinion publique en espérant aller chercher un gain. C'est une dymanique de négociations habituelle», a déclaré le ministre de la Santé. Les problèmes soulevés par les pharmaciens, les optométristes et les chirurgiens dentistes à la suite de la publication du règlement sur les frais accessoires ont été réglés ou sont sur la voie de l'être, a assuré le ministre. Reste à s'entendre avec les deux fédérations de médecins, a-t-il ajouté.
«On est en négociation avec elles, et je vous prédis que ça va se résoudre, peut-être pas à la satisfaction de toutes les parties, mais ça va se resoudre», a promis le Dr Barrette. L'enjeu, a-t-il dit, est un enjeu très simple: «Les frais accessoires ne peuvent pas être remplacés par des tarifs qui vont générer une perte, alors il est sûr et certain que les tarifs qui vont être ajustés vont couvrir les frais d'opération des actes et des services concernés».