Le Protecteur du citoyen explique que des résidents de la Côte-Nord se sont plaints à son bureau concernant la difficulté d'obtenir un rendez-vous avec un radiologiste afin d'obtenir leur infiltration, ce qui est le cas, notamment, à l'Hôpital de Sept-Îles.

Le CISSS de la Côte-Nord blâmé par le Protecteur du citoyen

Le Protecteur du citoyen blâme le CISSS de la Côte-Nord pour ne pas avoir fait le nécessaire afin de permettre aux personnes en attente d'une infiltration d'anti-inflammatoire de recevoir ce service de proximité dans un délai raisonnable.
Dans un rapport publié mercredi, le Protecteur du citoyen explique que des résidents de la Côte-Nord se sont plaints à son bureau concernant la difficulté d'obtenir un rendez-vous avec un radiologiste afin d'obtenir leur infiltration, qu'ils doivent recevoir aux trois mois dans plusieurs cas. 
«L'Hôpital de Sept-Îles compte quatre radiologistes. Toutefois, depuis la fin de l'été 2016, et minimalement jusqu'en novembre 2017, aucun ne peut procéder à de tels traitements (congés ou formation insuffisante). Quant à l'Hôpital Le Royer de Baie-Comeau, pour les mêmes raisons, un seul radiologiste fait présentement les infiltrations. Ainsi, ce dernier doit traiter l'ensemble des patients et des patientes de la Côte-Nord, de Tadoussac à Blanc-Sablon», rapporte le Protecteur du citoyen.
L'enquête de l'organisme a révélé que 458 personnes étaient en attente d'une infiltration au CISSS de la Côte-Nord. «Au moment d'écrire ce rapport, la presque totalité des personnes étaient en attente depuis des mois, voire plus d'une année», précise le Protecteur du citoyen. Selon lui, les démarches effectuées par le CISSS de la Côte-Nord pour favoriser l'accès aux services d'infiltration dans la région sont «insuffisantes». 
Considérant «inacceptable» la situation vécue par les résidents de la Côte-Nord, le Protecteur du citoyen a recommandé au CISSS de «s'assurer que les personnes actuellement en attente d'une infiltration reçoivent leur traitement dans le délai requis par leur condition de santé en établissant immédiatement un ordre de priorité des demandes selon l'urgence de chaque cas et en mettant en place des corridors de services». 
Il recommande également à l'établissement de prendre les mesures nécessaires afin que l'organisation des services de traitement en imagerie médicale tienne compte des besoins en infiltration de la population à desservir. 
Le CISSS s'est engagé à mettre en oeuvre les deux recommandations, précise le Protecteur du citoyen.