Il faut souvent un proche pour qu'une personne hébergée dans un CHSLD ait de meilleurs soins. 

Le CHSLD Saint-Antoine se défend

L'histoire d'une dame atteinte d'alzheimer en CHSLD et de sa fille, telle que racontée par la chroniqueuse du Soleil Mylène Moisan dimanche dernier, a fait grand bruit. Tellement que le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de la Capitale-Nationale, qui chapeaute le CHSLD Saint-Antoine, a tenu à se défendre mercredi, en publiant un communiqué pour «préciser des faits».
On soutient d'abord que la couche de la dame en question avait été changée à 1h30 et à 7h ce jour-là, comme c'est le cas toutes les nuits, et tous les matins, pour tous les résidents. Pourtant, lorsque sa fille s'est inquiétée du fait que sa mère n'avait pas été changée de la nuit, le préposé a simplement répondu «je sais», tel qu'observé lors de la visite du Soleil.
Un «délai sur l'horaire habituel»
On précise également que le «plan de soins individualisé» de la dame prévoyait qu'elle soit levée à 11h. Ce matin-là, «il y avait un délai de 30 minutes sur l'horaire habituel». Le Soleil avait pourtant cherché à obtenir des réponses à ce type de questions avant de publier l'article et Julie Gilbert, conseillère-cadre à l'hébergement, avait répondu qu'elle ne pouvait pas parler précisément de cette dame. «Ce sont des données confidentielles», avait-elle dit. Pourtant, ces données ont été étalées dans le communiqué mercredi.
Le CIUSS indique aussi que «les chariots utilisés pour maintenir la température des aliments à un niveau adéquat sont programmés et ajustés pour éviter toute brûlure». Ils ont justement été achetés pour s'assurer de servir de la nourriture chaude aux résidences. N'empêche, Le Soleil avait remarqué que les couvercles des bols de soupe en sortent fondus.
Enfin, le communiqué précise que le CHSLD Saint-Antoine a vu son nombre d'heures travaillées par jour augmenter. Des investissements d'un million de dollars auraient aussi été faits.