L'Association des pharmaciens propriétaires s'entend avec Québec

Les membres de l'Association québécoise des pharmaciens propriétaires (AQPP) ont accepté la proposition de règlement élaborée par leurs représentants et ceux du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) pour mettre fin au litige qui les opposait.
Mercredi soir à Drummondville, plus de 600 membres de l'AQPP ont voté en faveur de l'entente de principe à la quasi-unanimité.
Le MSSS met donc fin aux prélèvements de 133 millions de dollars par année sur les honoraires des pharmaciens qui devaient perdurer jusqu'en 2019.
Le gouvernement rétablira aussi à 15 % la limite du taux des allocations professionnelles qu'un pharmacien peut recevoir, ce qui mettra un terme au déplafonnement qui était en vigueur depuis le 28 janvier dernier.
En juin 2015, les pharmaciens ont accepté de contribuer à l'effort budgétaire du gouvernement en lui versant 400 millions $ sur trois ans, à même leurs honoraires.
En contrepartie, pour atténuer l'impact financier sur eux, le gouvernement s'était engagé à lever temporairement le plafond des allocations professionnelles, aussi appelées ristournes, soit le montant remis aux pharmacies par les compagnies de médicaments génériques en fonction du volume de vente de ces médicaments.
Mais les pharmaciens propriétaires accusaient le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, d'avoir renié sa promesse en retardant le déplafonnement complet de leurs allocations professionnelles.
Dans un communiqué envoyé en fin de soirée mercredi, le président de l'AQPP, Jean Thiffault, a déclaré: « Nous sommes heureux de ce dénouement qui permet de tourner la page sur la période d'incertitude que nos membres et toute la pharmacie communautaire ont traversée au cours des dernières années. Nous pouvons dorénavant envisager l'avenir avec optimisme et, surtout, consacrer toutes nos énergies au service de nos patients».
Jean Thiffault a ajouté que l'entente permet aussi aux pharmaciens propriétaires de « retrouver une certaine prévisibilité économique nécessaire au maintien des services aux patients».