La pénurie de médecins dans les CHSLD préoccupe le PQ et la CAQ

Faute de médecins en nombre suffisant dans les CHSLD, le Parti québécois (PQ) réclame une plus grande contribution des pharmaciens et des infirmières praticiennes spécialisées (IPS). La Coalition Avenir Québec croit pour sa part qu’il faut rendre les conditions de pratique médicale dans ces établissements plus «attractives».

Mardi, Le Soleil rapportait que les CHSLD des quartiers centraux de la capitale manquaient cruellement de médecins, une situation principalement attribuable aux exigences de prise en charge de la loi 20, selon le vice-président de l’Association des médecins omnipraticiens  de Québec, le Dr Pierre Carrier.

Avec le départ à la retraite le 13 novembre du Dr Serge Bordeleau, qui suivait près de 200 patients, principalement à Christ-Roi, environ 10 % des 3305 lits en CHSLD du CIUSSS de la Capitale-Nationale se trouveront en découverture médicale, selon les données de l’établissement.

Selon le député péquiste Dave Turcotte, il faut recourir davantage aux pharmaciens et aux IPS pour pallier le manque de médecins dans les CHSLD.

«Il faut augmenter leurs responsabilités, leur donner plus de pouvoirs, plutôt que de tout concentrer entre les mains des médecins. Comme à la clinique SABSA à Québec, on recourrait aux médecins pour les cas plus complexes», propose le député de Saint-Jean, dont le parti plaide aussi pour un réinvestissement dans les soins à domicile, question de retarder le plus possible l’hébergement en CHSLD.

Pour le caquiste François Paradis, il faut revoir la rémunération et les conditions d’exercice des médecins qui pratiquent en CHSLD. «Avec le mode de rémunération qu’on a actuellement, ce n’est pas payant pour un médecin de voir des patients en CHSLD, on le sait. C’est lourd, ça demande du temps», rappelle le député de Lévis, qui réclame par ailleurs que les médecins puissent inscrire des patients en CHSLD. «Une personne hébergée en CHSLD n’est pas comptabilisée comme un patient. C’est comme si elle valait zéro», s’indigne M. Paradis.