La Nouvelle-Écosse adopte le «consentement présumé» pour le don d’organes

HALIFAX — L’Assemblée législative de la Nouvelle-Écosse a adopté vendredi à l’unanimité une loi qui suppose le consentement au don d’organes, devenant ainsi la première juridiction en Amérique du Nord à adopter une telle mesure législative.

Toutefois, la loi n’entrera pas en vigueur avant une période de 12 à 18 mois afin de permettre de bien planifier la suite des choses, sensibiliser la population et former le personnel de la santé

Quand la loi entrera en vigueur, tous les adultes de la Nouvelle-Écosse seront considérés comme des donneurs d’organes potentiels, à moins qu’ils ne mentionnent leur refus.

Les familles continueront d’être consultées sur les souhaits de leurs proches. Les personnes âgées de moins de 19 ans ou qui n’ont pas les capacités juridiques pour prendre une décision ne seront considérées que si un parent ou un tuteur l’accepte.

Le premier ministre Stephen McNeil a déclaré que l’objectif était de s’assurer qu’il y ait plus de donneurs d’organes potentiels afin de sauver des vies.

«Je suis reconnaissant du soutien que notre gouvernement a reçu de la part des Néo-Écossais. Ensemble, nous devenons des chefs de file en Amérique du Nord sur la question du consentement présumé au don d’organes et de tissus», a-t-il dit par voie de communiqué.

Plus tôt cette semaine, le Dr Stephen Beed, responsable du programme de transplantation de la province, a prédit à un comité parlementaire que dans les cinq années suivant l’entrée en vigueur de la loi, le nombre de dons d’organes grimpera de 30 % en Nouvelle-Écosse. Il a même ajouté qu’une hausse de 50 % ne le surprendrait pas du tout.

Il a promis que des mesures seront mises en place pour s’assurer que les dispositions de désinscription soient claires.

Selon la province, 21 Néo-Écossais sont devenus des donneurs d’organes en 2018, tandis que 110 personnes ont fait don de tissus tels que des cornées et des valves cardiaques.