Le syndicat déplore que les professionnelles en soins «doivent elles-mêmes prendre sur leurs épaules de pallier la pénurie de main-d’œuvre».

La FIQ dénonce les conditions de travail difficiles dans les CHSLD de Québec

Des représentants et des membres du Syndicat des professionnelles en soins de la Capitale-Nationale (SPSCN-FIQ) se sont adressés mardi soir au conseil d’administration du CIUSSS de la Capitale-Nationale pour lui signifier que «les professionnelles en soins en ont assez de travailler dans des conditions de travail difficiles dans la plupart des CHSLD de la région.»

Pour la présidente du syndicat, Patricia Lajoie, il est du devoir de l’employeur de mettre en place rapidement des solutions. «Les conditions de travail ne cessent de se détériorer depuis le mois de mai et nos membres sont surchargées et épuisées», dénonce Mme Lajoie dans un communiqué. 

Selon le SPSCN-FIQ, plusieurs professionnelles en soins seraient en arrêt de travail et 14 personnes auraient quitté leur emploi dans un seul CHSLD pour aller travailler dans d’autres centres d’activités. «Certaines ont carrément quitté la profession en raison des mauvaises conditions de travail», mentionne Patricia Lajoie.

Le syndicat déplore que les professionnelles en soins «doivent elles-mêmes prendre sur leurs épaules de pallier la pénurie de main-d’œuvre». Il souligne que le manque d’infirmières, d’infirmières auxiliaires et de préposés aux bénéficiaires font qu’elles se retrouvent souvent à occuper plusieurs fonctions pour répondre aux besoins des patients. 

«Elles se retrouvent également à faire des heures supplémentaires obligatoires et à devoir changer leur horaire à la dernière minute», ajoute le SPSCN-FIQ, qui se dit «préoccupé par la qualité et la sécurité des soins qui sont offerts, puisque les professionnelles en soins travaillent régulièrement avec la moitié des effectifs».