À l’heure actuelle, l’entente de SABSA avec le gouvernement prévoit seulement, outre le salaire de l’infirmière praticienne spécialisée et le remboursement des fournitures médicales, le «prêt» d’une travailleuse sociale trois jours par semaine. Le reste doit être assumé par la coopérative, qui doit organiser des campagnes de financement pour assurer sa survie.

La clinique SABSA veut des engagements fermes de la part des partis

Le candidat libéral dans Taschereau, Florent Tanlet, s’est engagé mardi à apporter son «soutien indéfectible» à SABSA dans la bonification de son entente avec le gouvernement du Québec. Un engagement jugé «timide» par la coordonnatrice de la coopérative du quartier Saint-Roch, Amélie Bédard, qui rappelle que «ce dont on a besoin, c’est 250 000 $ par année!»

En conférence de presse, mardi, Florent Tanlet a dévoilé ses principaux engagements pour sa circonscription, dont celui de «faire les revendications pour SABSA auprès du gouvernement». Il y a lieu, a-t-il dit, de «bonifier, peaufiner» l’entente actuelle entre Québec et la coopérative, qui offre des services de santé à une clientèle vulnérable et marginalisée. «C’était la première entente, donc en fonction des réalités, il y a sans doute besoin de changer quelques petites choses», a dit le candidat libéral dans Taschereau.

Selon lui, peut-être y aurait-il moyen, par exemple, de permettre à SABSA d’utiliser différemment le budget prévu pour l’achat de fournitures médicales. Vérification faite auprès d’Amélie Bédard, l’entente prévoit un montant pouvant atteindre jusqu’à 20 000 $ pour l’achat de ces fournitures, mais la coopérative de santé ne dépense pas plus de 5000 $. Selon elle, la différence pourrait servir à assumer d’autres dépenses, comme celles liées au logiciel informatique utilisé par l’infirmière praticienne spécialisée (IPS) Isabelle Têtu. 

La coordonnatrice de SABSA souligne que l’entente avec le gouvernement, qui se renouvelle d’office chaque automne, doit être complètement révisée. «On va faire de plus grosses demandes», prévient Mme Bédard, qui voudrait notamment que les frais d’opération (loyer, chauffage, télécommunications, frais de déplacement, etc.) et le salaire de l’infirmière bachelière de la coopérative soit payés par le système public. 

À l’heure actuelle, l’entente prévoit seulement, outre le salaire de l’IPS et le remboursement des fournitures médicales, le «prêt» d’une travailleuse sociale trois jours par semaine. Le reste doit être assumé par la coopérative, qui doit organiser des campagnes de financement pour assurer sa survie.

Laurentienne en boulevard urbain

Florent Tanlet s’est par ailleurs engagé lundi à «transformer la plus grande partie du sud de l’autoroute Laurentienne en boulevard urbain», faisant ainsi écho aux demandes faites la semaine dernière par des groupes environnementaux et des conseils de quartier. 

«Mon souhait, idéalement, c’est que le boulevard urbain s’étende de Soumande à Dorchester. […] Mais tous les organismes savent très bien qu’on ne fera pas une pelletée de terre d’ici quatre ans. On n’en est pas là. On sait que c’est un horizon de 20 ou 30 ans», a-t-il dit, ajoutant que le Parti libéral avait la volonté de «voir loin», lui qui a donné son appui au réseau de transport structurant de la Ville de Québec.

Un passage piétonnier arc-en-ciel

Le candidat libéral a également fait part de sa volonté d’avoir dans Taschereau un passage piétonnier arc-en-ciel, comme il y en a dans d’autres villes, pour souligner l’ouverture de la capitale à la diversité sexuelle. «J’en ai parlé à la Ville, et elle s’est montrée très, très ouverte. C’est juste quelques coups de peinture, et le tour est joué», a-t-il dit. 

Florent Tanlet a aussi promis de tout faire pour qu’une «Aire ouverte», un lieu d’accueil qui vise l’amélioration de la santé globale et du bien-être des jeunes vulnérables de 12 à 25 ans, soit implantée dans Taschereau (il y a actuellement des «Aires ouvertes» dans la région de Montréal et sur la Côte-Nord). Le candidat libéral, qui s’est dit «préoccupé depuis toujours» par le sort des jeunes, a rappelé que plus de 75 % des troubles mentaux se manifestent avant l’âge de 25 ans, et que 50 % des troubles présents chez les adultes ont débuté avant l’âge de 14 ans. 

Une école 42 dans Taschereau

Un autre engagement des libéraux : appuyer l’établissement dans Taschereau d’un centre de formation inspiré de l’école 42, implantée en France et destinée aux jeunes et aux adultes souhaitant poursuivre des études informatiques poussées. Rappelant que Québec était particulièrement touchée par une pénurie de main-d’œuvre dans le secteur numérique, Florent Tanlet s’est engagé à ce que ce genre de centre s’installe dans sa circonscription si l’étude de faisabilité confiée à Québec numérique recommande l’implantation d’un tel lieu d’apprentissage.