La «carte soleil» change de look pour la première fois en 40 ans

MONTRÉAL — Les «cartes soleil» de la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ) vont changer de «look» à partir de mercredi.

On y retrouvera désormais une photo du détenteur en noir et blanc sur un fond plus pâle, mais arborant toujours le traditionnel soleil.

Cette décision de modifier l’apparence de la carte d’assurance maladie et d’ajouter de nouveaux éléments de sécurité fait suite à l’annonce, en juillet, de confier la fabrication des cartes à la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ).

C’est la première fois en plus de 40 ans que la RAMQ modifie l’arrière-plan de sa carte d’assurance maladie.

Des éléments visuels et tactiles, comme ceux présents sur les permis de conduire, vont faire en sorte de rendre les cartes d’identité plus difficiles à imiter.

La porte-parole de la RAMQ, Caroline Dupont, assure cependant que ce n’est pas la contrefaçon qui a motivé le choix de modifier la carte.

«Les éléments sont ajoutés tout simplement pour suivre les tendances mondiales en matière de sécurité», souligne Mme Dupont.

«De plus en plus, on va vers des couleurs un peu plus pâles, les photos d’identification sont en noir et blanc, mais en haute définition. On ajoute aussi quelques éléments comme l’encre optiquement variable qui change de couleur selon la lumière», précise-t-elle.

À compter du 24 janvier, les nouvelles cartes fabriquées pour des renouvellements, des remplacements ou l’émission d’une première carte afficheront la nouvelle image.

Les procédures de renouvellement demeurent les mêmes et les cartes actuelles restent valides jusqu’à leur expiration.

D’après l’historique disponible sur le site Web de la RAMQ, les toutes premières cartes d’assurance maladie du Québec ont été distribuées en 1970.

Quelque cinq millions de Québécois alors inscrits au régime pouvaient recevoir leur première carte blanche avec des inscriptions bleues. Le numéro était alors basé sur celui de l’assurance sociale du «chef de famille», généralement le père.

Les citoyens qui ne pouvaient être rejoints par le gouvernement avaient la possibilité, à l’époque, de «s’inscrire en remplissant un coupon publié dans les journaux».

L’apparence de la «carte soleil» telle qu’on la connaît aujourd’hui remonte à 1976.