Critique de la CAQ en matière de santé, le député de Lévis, François Paradis (à droite, ici en compagnie du député Marc Picard), invite le ministre Gaétan Barrette à intervenir pour empêcher le CIUSSS de la Capitale-Nationale d'abolir 99 postes.

La CAQ et le PQ dénoncent les coupes en santé à Québec

La Coalition avenir Québec (CAQ) et le Parti québécois (PQ) ont dénoncé vendredi d'une voix unanime l'abolition des 99 postes au Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de la Capitale-Nationale.
Critique de la CAQ en matière de santé, le député de Lévis, François Paradis, invite le ministre Gaétan Barrette à intervenir pour empêcher le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de la Capitale-Nationale d'abolir 99 postes.
«Tout ça est inquiétant, car ce sont des postes directement reliés aux services aux citoyens. Ce sont des ergothérapeutes, des nutritionnistes, des physiothérapeutes», a déclaré le député en marge d'un point de presse concernant le dossier du troisième lien entre Québec et Lévis.
«Ça ne fait pas de sens, car le ministre a déjà dit qu'il n'y aurait pas de coupure dans les services aux citoyens et que le premier ministre est déjà intervenu au Saguenay-Lac-Saint-Jean pour empêcher que des coupures soient faites», a-t-il poursuivi.
L'abolition de 99 postes, dont 65 chez les professionnels, fait partie de 45 mesures d'optimisation mises en place par le CIUSSS pour combler un déficit de 15 millions $ et atteindre l'équilibre budgétaire exigé par le gouvernement.
«François Blais ne dit rien»
La députée péquiste de Québec, Agnès Maltais, s'est de son côté adressée au ministre François Blais à quelques minutes d'un exercice parlementaire où les deux s'apprêtaient à échanger sur les dossiers de la Capitale-Nationale.
«Ça se fait pendant que notre caucus de la région, notre ministre de la Capitale ne dit rien», a-t-elle tonné. «On va couper 100 autres postes, on va donner moins de services, on va mettre encore plus de pression sur les employés qui restent, on est dans une spirale descendante. Il faut absolument qu'il se passe quelque chose», a renchéri Mme Maltais, se disant d'autant plus scandalisée que les postes coupés le sont dans la direction de la famille et de la jeunesse. «Le caucus libéral [de Québec] se permet des sorties à tout bout de champ pour dire «on est pour Anacolor, on est pour le prolongement de l'autoroute 40», est-ce qu'il pourrait être pour le continuum de services pour les familles et les enfants de la région», a-t-elle questionné.
Interrogé quelques minutes plus tard, le ministre Blais a expliqué en faisant allusion au déficit qu'il y avait «un enjeu important dans le CIUSS comme dans toutes les organisations». Est-il plus important de s'occuper du déficit que des gens? «Non. Il faut faire les deux, parce que si on ne s'occupe pas d'avoir un équilibre budgétaire à long terme, ceux qui vont nous suivre ne seront pas capables de s'occuper des plus faibles. Donc c'est une question de simple justice intergénérationnelle. Il faut faire les deux», a-t-il conclu.